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La crise de l’Assemblée populaire nationale dépasse les frontières algériennes ANNULATION UNE RENCONTRE PARLEMENTAIRE ALGÉRO-JAPONAISE

Par YACINE.B -- 03-Oct-2018 637

La situation semble assez complexe pour être transcendée sans grand fracas.

Habituellement, le système parvient rapidement à juguler les crises qui le secouent. Cette fois-ci, la situation semble assez complexe pour être transcendée sans grands fracas. Alors que l’idée de couper les “leviers” diplomatiques au président de l’APN, Saïd Bouhadja, était déjà dans l’air depuis lundi — elle était notamment discutée lors d’une réunion du bureau politique de ce parti —, un pas de plus a été franchi hier. Donnant suite à la résolution du conclave d’avant-hier avec Bouhadja, le ministère des Affaires étrangères est vite passé à l’acte. À en croire le député du FJD, Lakhdar Benkhellaf, qui s’est exprimé hier dans les médias, des chancelleries étrangères ont été instruites d’annuler tout rendez-vous diplomatique pris avec l’APN. “Une rencontre avec l’ambassadeur du Japon était programmée aujourd’hui à sa demande. Il avait adressé une lettre au ministère des Affaires étrangères, le
25 septembre  dernier, dans laquelle il a demandé de me rencontrer en tant que président de l’association d’amitié algéro-japonaise. Toutes les mesures ont été prises pour recevoir l’ambassadeur japonais aujourd’hui à 11h. Mais j’ai été informé par l’ambassade du Japon que la rencontre a été reportée à une date ultérieure après qu’ils eurent été contactés par le ministère des Affaires étrangères”, a affirmé le député, membre du groupe d’amitié algéro-japonais. L’antécédent est tellement grave qu’il devait susciter la réaction diligente des affaires étrangères. Or, cela ne s’est pas produit. Ce qui plaide pour la véracité de l’assertion de Benkhellaf. En effet, le département d’Abdelkader Messahel n’a toujours pas réagi officiellement. Aucun communiqué officiel n’est venu démentir une information grave qui toucherait un secteur de souveraineté. Le seul “démenti” existant est venu de l’agence officielle APS qui a attribué le gel des activités de l’APN à Saïd Bouhadja. “Le président de l’Assemblée populaire nationale, Saïd Bouhadja, a gelé des activités prévues dans le cadre de la diplomatie parlementaire, et ce, sur fond de la motion de retrait de confiance, initiée par cinq groupes parlementaires de l’Assemblée, a-t-on appris mardi auprès de l’Assemblée”, note la dépêche. Aucune source n’est citée. Même pas le bureau de l’APN qui ne s’est pas réuni depuis le début de la crise. Contacté, Abdelhamid Si-Affif, président de la commission des affaires étrangères de l’APN, a affirmé que ce sont les députés frondeurs qui ont gelé les activités du Parlement. “Nous avons gelé l’ensemble de nos activités, législatives et diplomatiques. Cela fait partie d’un ensemble. Il va donc de soi que toutes les activités diplomatiques sont gelées”, a simplement indiqué Abdelhamid Si-Affif, contacté en début de soirée par téléphone. Ce qui dément, bien entendu, la dépêche de l’APS. Mais notre interlocuteur a refusé de s’expliquer sur l’affaire de l’ambassadeur du Japon. “C’est celui qui l’a invité qui lui a dit de ne pas venir”, a-t-il simplement indiqué,  allusion au président de l’APN. C’est pourtant lors d’une rencontre entre Si-Affif et l’ambassadeur du Japon, tenue le 25 septembre, que le rendez-vous d’hier a été pris.
C’est la première fois que de tels faits se produisent. Habituellement, le système parvient rapidement à juguler les crises qui le secouent. Cette fois-ci, la situation semble assez complexe pour être transcendée sans grand fracas.

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