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MONDE/ POLITIQUE: SOUDAN ALERTE:Coup d’Etat militaire présumé au Soudan, le président Omar el-Béchir aurait été destitué

Par AD BOUARISSA-- 11-Avr-2019 335

MONDE/ POLITIQUE: SOUDAN ALERTE: Coup d’Etat militaire présumé au Soudan, le président Omar el-Béchir aurait été destitué

“Le régime est tombé, le régime est tombé”, chantent des milliers de manifestants qui campent devant le QG de l’armée à Khartoum.

L‘armée soudanaise promet jeudi une “déclaration importante bientôt”, déclenchant de nouvelles scènes de liesse devant le quartier général des militaires à Khartoum, où des milliers de manifestants campent en réclamant le départ du président Omar el-Béchir.

Selon plusieurs témoignages, le président soudanais aurait été destitué.

Les habitants de la capitale sont appelés à rejoindre massivement les milliers de manifestants réunis pour le sixième jour consécutif devant le siège de l’armée, qui abrite aussi le ministère de la Défense et la résidence officielle du président Béchir, ont fait savoir les organisateurs de la contestation.

Des milliers de Soudanais réclament invariablement la démission du président Béchir, 75 ans et au pouvoir depuis trois décennies, et demandent à l’armée de rejoindre leur mouvement.

Mercredi, le parti du Congrès national (NCP) du président Béchir avait appelé l’ensemble de ses membres à un rassemblement de soutien au chef de l’Etat jeudi à Khartoum, signe que le président ne semblait pas prêt à céder. Mais, mercredi soir, ce rassemblement a été reporté sine die.

Arrestations des ministres et des proches du Président

Selon Al Hadath, certains ministres et proches du chef de l’État, dont l’ancien ministre de la Défense Abdel Raheem Muhammad Hussein et le président du parti du Congrès national Ahmad Harun, ont été arrêtés.

Au total, environ 100 responsables auraient été arrêtés.

Création d’un conseil de transition

Une source militaire a déclaré que l’armée nationale annoncerait bientôt la création d’un conseil dirigé par les militaires.

Plus tôt, la télévision d’État soudanaise avait informé que l’armée entendait diffuser «une importante déclaration».

L’agence informe également que des véhicules militaires soudanais étaient déployés jeudi matin sur les ponts enjambant le Nil et dans les grandes artères de la capitale.

Selon les médias, l’aéroport de Khartoum a été fermé.

Depuis samedi, les manifestants ont essuyé à plusieurs reprises les assauts du puissant service de renseignement NISS, qui a tenté en vain de les disperser à coups de gaz lacrymogène, selon les organisateurs du rassemblement.

Mardi, 11 personnes dont six membres des forces de sécurité ont été tuées lors de manifestations à Khartoum, a rapporté mercredi le porte-parole du gouvernement Hassan Ismail, sans préciser les circonstances de leur mort, selon l’agence officielle Suna.

En tout, 49 personnes sont mortes dans des violences liées aux manifestations depuis que ces rassemblements ont commencé en décembre, de sources officielles.

Agitant des drapeaux nationaux et entonnant des chansons révolutionnaires, les contestataires ont appelé l’armée à rejoindre leur mouvement de contestation, né en décembre mais qui a connu un net regain de mobilisation samedi.

Mardi, la police avait annoncé avoir ordonné à ses forces de ne pas intervenir contre les contestataires. Elle a aussi dit vouloir l’union du “peuple soudanais (…) pour un accord qui soutiendrait un transfert pacifique du pouvoir”.

Concernant les militaires, le général Kamal Abdelmarouf, chef d’état-major de l’armée, avait précisé lundi que celle-ci continuait “d’obéir à sa responsabilité de protéger les citoyens”.

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