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ALGÉRIE/ECONOMIE : Pétrole : Le Brent à 74,43 dollars mardi à Londres

Par Y.B.-- 23-Avr-2019 130

ALGÉRIE/ECONOMIE : Pétrole : Le Brent à 74,43 dollars mardi à Londres

Les prix du pétrole grimpaient à leur plus hauts en près de six mois mardi en cours d’échanges européens, dopés par la décision de Washington de ne pas renouveler les exemptions de sanctions pour certains importateurs de brut iranien.

Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 74,43 dollars à Londres, en hausse de 39 cents par rapport à la clôture de lundi.

A New York, le baril américain de WTI pour livraison en juin également, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, gagnait 47 cents à 66,02 dollars.Le Brent a culminé à 74,70 dollars  et le WTI à 66,19 dollars , des plus hauts depuis début novembre.

Le président Donald Trump a décidé de mettre fin dès le 2 mai aux dérogations qui permettaient encore à huit pays (Chine, Inde, Turquie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Italie et Grèce) d’importer du brut iranien, pour « porter à zéro les exportations » et « priver le régime de sa principale source de revenus », a annoncé la Maison Blanche.

Cette décision est bien plus soudaine que nous ne l’attendions, et le reste du marché a aussi été pris par surprise, ce qui explique la hausse des prix, ont commenté des analystes.

En mars, l’Iran exportait encore 1,7 million de barils par jour, selon l’agence spécialisée S&P Global Platts, dont près de 628.000 vers la Chine.

Celle-ci a d’ailleurs fait part mardi « de sa ferme opposition à la mise en oeuvre de sanctions unilatérales par les Etats-Unis », a déclaré devant la presse le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang.

.Sans préciser si Pékin suspendrait ou non ses importations de brut iranien, M. Geng a ajouté que la Chine continuerait à « sauvegarder les droits légitimes des entreprises chinoises ».

« Nous estimons que la Chine ne peut pas se permettre de céder, et nous pourrions en fait assister à une hausse des importations chinoises de brut iranien », a jugé un analyste.

Le marché commence en effet à souffrir d’un déficit de l’offre, même si l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial, est prête à « stabiliser » le marché, selon le ministre saoudien de l’Energie Khaled al-Falih.

En 2018, l’Arabie saoudite avait obtenu que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires, dont la Russie, assouplissent leur accord de limitation de la production en amont des sanctions américaines contre l’Iran.

Les exemptions accordées à la dernière minute par Washington avaient  conduit à un plongeon des prix au quatrième trimestre.

 

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