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ALGÉRIE/POLITIQUE : Le pouvoir ne lâchera rien et ‘’Dezou Maahoum !’’.

Par Y.B.-- 24-Avr-2019 2

ALGÉRIE/POLITIQUE : Le pouvoir ne lâchera rien et ‘’Dezou Maahoum !’’.

Malgré la poursuite de la forte mobilisation populaire dans la rue, le pouvoir n’entend rien lâcher. Ahmed Gaid Salah l’a encore répété, dans son dernier discours mardi 23 avril : l’élection présidentielle doit se tenir dans les délais prévus par la Constitution, c’est-à-dire le 4 juillet prochain.

Gaid Salah propose d’organiser une élection sans la classe politique et sans une bonne partie des électeurs. C’est le chemin le plus court pour désigner un président sans aucune légitimité. Des millions d’Algériens rejettent l’élection dans les conditions actuelles. Comment Gaid Salah compte-t-il leur faire changer d’avis d’ici le 4 juillet, soit dans 70 jours ?

« S’acharner à  vouloir l’imposer, c’est flirter avec une dangereuse tentation tout aussi explosive que la poudrière du 5ème mandat », dira un sociologue et enseignant à l’université d’Alger.

« Une colère monte du plus profond de la société Algérienne, y compris dans les régions qui ont le triste privilège d’être les plus pauvres d’Algérie, et combien elles sont nombreuses. Cette colère est l’expression d’une injustice politique, sociale qui frappe la grande majorité des travailleurs, des chômeurs, des jeunes, des vieux, des salariés lesquels voient leur pouvoir d’achat se réduire à la suite de hausses diverses, à causes du manque de perspectives, de logements, de soins appropriés, des études de qualités… Cette colère s’exprime d’une manière inédite par le mouvement dit du ‘’Hirak’’. Mouvement spontané qui part de la base. Le pouvoir de Bouteflikien, loin de répondre aux appels de cette base, s’entête à poursuivre une politique au service de ce clan. Tout en comprenant et en entendant les gens qui manifestent leur colère, nos décideurs disent ne pas changer de cap ! La prière est dite sur les revendications de la rue ! », ajoute notre universitaire. « Le spectre brandi à répétition d’un « vide constitutionnel » source de chaos est par ailleurs un argument tout à fait fallacieux.  L’article 7 de la constitution,  permet en effet de sortir sereinement  d’une légalité constitutionnelle sans cesse violée et en totale contradiction avec le processus révolutionnaire en cours. Il permettra, dans un climat d’ouverture politique et de rétablissement des libertés, d’engager  l’Algérie dans une vraie transition démocratique constituante pour l’avènement d’une nouvelle république », explique-t-il.

En effet, les citoyens se demandent pourquoi le pouvoir a appliqué l’article 102 de la constitution tout en ignorant les articles 7 et 8 ? Pourquoi s’acharner à imposer Bensalah et préserver les mêmes têtes du régime ? Pourquoi les poursuites judiciaires n’ont touché que quelques hommes d’affaires et non pas les corrompus (les responsables) ? « Le général Gaïd Salah devrait savoir que si la justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est .tyrannique (Pascal) », conclu notre interlocuteur.

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