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ALGÉRIE/ SOCIÉTÉ/ URGENT : DÉCÈS DE CHEIKH ABASSI MADANI, Président de l’ex- FIS.

Par Y.B.-- 24-Avr-2019 11

ALGÉRIE/ SOCIÉTÉ/ URGENT : DÉCÈS DE CHEIKH ABASSI MADANI, Président de l’ex- FIS.

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Abbassi Madani né le 28 février 1931 à Sidi Okba dans la wilaya de Biskra, est un homme politique algérien qui fut le cofondateur et le président du Front Islamique du Salut (FIS)

Il commence ses études dans une école coranique puis entre en 1941 dans une école de l’association ‘Ulamâ (d’Ibn Bâdis) et suit les cours dispensés à la Masjidia du Cheikh Nuaïmi4.

Il adhère au PPA-MTLD et participe à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie dans les années 1950. Membre du groupe Marzougui, dans la nuit du 31 octobre au 1ernovembre 1954, il est chargé de poser des bombes à Radio-Alger. Arrêté le 17 novembre  1954, il passe toute la durée de la guerre en prison5. Incarcéré à la Maison Carrée et Barberousse, il apprend l’anglais. Après 1962, il milite au sein d u FLN  jusqu’à la fin des années 19707. Il est élu de ce parti de 1969 à 1974.

En 1962, il s’inscrit en licence de philosophie à l’université d’Alger et y prépare une thèse de psychologie de l’éducation, dans laquelle il défend la supériorité d’un système éducatif enraciné dans l’islam.

En 1963,  il crée l’association Al Qiyam Islamya (les valeurs islamiques) qui militait pour l’instauration de la loi coranique et qui sera interdite en 1970 par le président Boumediène.  Professeur de sociologie à la faculté des sciences humaines de Bouzareah (Alger) il séjourne de 1975 à 1978 à Londre pour préparer une thèse. Après ses études à Londre où il obtient un doctorat, il revient en Algérie. Il enseigne alors la psychopédagogie à l’université d’Alger.

Le 12 novembre 1982, il participe au grand rassemblement de 5 000 islamistes venus écouter les Cheikh s Abdelatif Soltani et Ahmed Sahnoun.

Le 27 Novembre 1982 au terme d’une prière collective qui rassembla plusieurs milliers de personnes, Abbassi Madani présente une revendication en quatorze points qui réclame notamment le respect de la Charia,  l’épuration de l’État des « éléments hostiles à notre religion » et la suppression de la mixité. Il est alors emprisonné jusqu’en mai 1984,

Le 18 février 1989, Abbasi Madani annonce officiellement à la mosquée Al-Sunna de Bab El Oued avec son amAli Belhadji, la création d’un parti politique dénommé front islamique du salut . À l’occasion des élections municipales de juin 1990, le FIS remporte largement le scrutin et est majoritaire dans la majorité des grandes villes algériennes et plus particulièrement les municipalités du grand Alger.

Après l’arrêt du processus électoral en 1991 et les manifestations organisées par le FIS, Abbassi Madani dont le parti était pourtant arrivé en tête au premier tour des élections législatives (46,27 % des suffrages), lance le 28 juin 1991 son premier appel à la désobéissance civile. Il est incarcéré le 30 juin 1991 à la prison de Blida et condamné par la cour militaire de Blida  à douze ans de prison le 15 juillet 1992 pour « complot contre l’autorité de l’État, sabotage économique et distribution de tracts de nature à nuire à l’intérêt national ».

Il sera souvent soupçonné de diriger une partie des actions armées du FIS depuis sa prison même si l’autonomie des diverses factions armées était importante et que la plus grande confusion et de nombreuses manipulations ont régné en Algérie durant la sanglante décennie 1990. Ces manipulations ont conduit à l’arrestation de sa nièce Sanaa Madani en compagnie d’un informaticien français nommé Stéphane Fertin, fiché au grand banditisme et considéré comme un excellent hacker. Celle-ci fut expulsée en Algérie, malgré son statut de réfugiée politique obtenue en France. Elle disparut dans les prisons algériennes. Lui fut incarcéré à la prison de Fresnes, inculpé de divers chefs d’inculpations dont certains sont liés au terrorisme, et d’autres liés à des actes de droit commun.

Le 15  juillet 1997, Abbasi Madani est libéré de prison mais mis en résidence surveillée . Lorsque l’on découvre qu’il soutient encore la lutte armée du GIA et de l’AIS, il  est à nouveau emprisonné en août 1997. En mars 1999, sa famille est autorisée à lui rendre visite.

Le 11 juin 1999, dans une lettre adressée au président Abdelaziz Bouteflika, il fait part de son « appui total et sans réserve » à Madani Mezrag, chef de l’Armée islamique du Salut (AIS), le bras armé du FIS, qui avait annoncé un arrêt définitif de la lutte armée. Il sera libéré le 2 juillet 2003, sous la présidence de Bouteflika. Abassi Madani lance un appel à la fin de la lutte armée, le 25 août 2003 puis va en Arabie Saoudite, en Malaisie et au Qatar.

 

 

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