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ALGÉRIE/ POLITIQUE : Said Bouteflika et les deux généraux Toufik et Targague font appel de la décision du juge d’instruction de leur mise en détention.

Par A.D.-- 13-Mai-2019 262

 

ALGÉRIE/ POLITIQUE : Said Bouteflika et les deux généraux Toufik et Targague font appel de la décision du juge d’instruction de leur mise en détention.

Les demandes de mise en liberté de Said Bouteflika et les généraux Toufik et Tartag examinées le 20 mai

Nous avons appris que Said Bouteflika, et les deux généraux Toufik et Tartag qu’ils avaient fait appel de la décision du juge d’instruction de leur mise en détention.

Les généraux Toufik et Tartag et l’ex-conseiller à la Présidence, Saïd Bouteflika, ont été placés, le 5 mai dernier, en détention provisoire par le juge d’instruction près le tribunal militaire de Blida.

Les généraux Mohamed Mediene, dit Toufik, et Bachir Tartag et l’ex-conseiller à la présidence, Saïd Bouteflika, sont accusés de «complot contre l’Etat» et «atteinte à l’autorité de l’armée», précise la même source. «Pour les besoins de l’enquête, le procureur militaire de la République près le Tribunal militaire de Blida a chargé un juge d’instruction militaire d’entamer la procédure d’instruction, et après mise en inculpation, ce dernier a rendu des mandats de placement en détention provisoire à l’encontre des trois prévenus», explique le communiqué de la Cour d’appel militaire de Blida.

Pour rappel, le chef d’état major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah, avait menacé le général Toufik d’engager des poursuites judiciaires à son encontre au cas où il ne cessait pas ses «manœuvres» qui viseraient, selon l’homme fort de l’armée, à «saboter» toutes les initiatives destinées à transcender la crise politique actuelle.

Des médias avaient alors évoqué une rencontre qui aurait réuni le général Toufik avec le frère du Président démissionnaire, Saïd Bouteflika, et le coordinateur des services de sécurité récemment limogé, le général Bachir Tartag. Cette rencontre aurait visé à installer une instance pour la gestion de la période de transition qui serait présidée par Liamine Zeroual.

Dans un discours prononcé le 16 avril dernier à Ouargla, Ahmed Gaid Salah a menacé ouvertement l’ex homme fort du DRS, en déclarant : «Je lance à cette personne (Toufik ndlr) un dernier avertissement, et dans le cas où il persiste dans ses agissements, des mesures légales fermes seront prises à son encontre». Le général Tartag était considéré comme proche du clan présidentiel, notamment de Saïd Bouteflika. Il avait démissionné de son poste de chef de la Direction des services de sécurité (DSS), ancêtre du DRS, le même jour de la démission de Bouteflika, le 2 avril dernier.

Pour ce qui est de Saïd Bouteflika, son arrestation était réclamée par les manifestants mobilisés par millions depuis le 22 février en Algérie. Ils le soupçonnent d’avoir usurpé le pouvoir depuis que l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika s’est fortement dégradé suite à un AVC en 2013. Pour rappel, l’article 284 du code de justice militaire stipule que «tout individu coupable de complot ayant pour but de porter atteinte à l’autorité du commandant d’une formation militaire, d’un bâtiment ou d’un aéronef militaire, ou à la discipline ou à la sécurité de la formation, du bâtiment ou de l’aéronef, est puni de la réclusion criminelle de cinq (5) à dix (10) ans.

Il y a complot dès que la résolution d’agir est concertée et arrêtée entre deux ou plusieurs individus. Le maximum de la peine est appliqué aux militaires les plus élevés en grade et aux instigateurs dudit complot. Si le complot a lieu en temps de guerre, ou sur un territoire en état de siège ou d’urgence, ou dans toutes circonstances pouvant mettre en péril la sécurité de la formation, du bâtiment ou de l’aéronef, ou a pour but de peser sur la décision du chef militaire responsable, le coupable est puni de mort».

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