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ALGÉRIE/ POLITIQUE : Le FFS réitère son rejet du « pseudo dialogue » proposé » et « contrôlé » par le système

Par A.D.-- 09-Juin-2019 46

ALGÉRIE/ POLITIQUE : Le FFS réitère son rejet du « pseudo dialogue » proposé » et « contrôlé » par le système

Le Front des Forces Socialistes (FFS) s’est prononcé, dimanche, contre l’appel au dialogue lancé jeudi dernier par le chef de l’Etat Abdelkader Bensalah dénonçant « l’attachement opiniâtre de ce pouvoir réel à la voie constitutionnelle pourtant dépassée par les délais et les événements et maintes fois décrié et rejetée par le peuple algérien ».

Pour le FFS, « sans surprise, le dernier discours du chef de l’Etat illégitime, a maintenu et réitéré les orientations stratégiques du pouvoir réel incarné par le chef d’Etat-Major de l’armée. En effet, il vient de rappeler l’attachement opiniâtre de ce pouvoir réel à la voie constitutionnelle pourtant dépassée par les délais et les événements et maintes fois décrié et rejetée par le peuple algérien ».

Le plus vieux de l’opposition souligne dans un communiqué rendu public à l’issue de la réunion de son secrétariat national que « le maintien de l’élection présidentielle comme unique option politique du régime en place, assorti d’un pseudo dialogue à sens unique, ne fera que dissuader ceux qui se sont empressés de saluer ou à croire à l’offre de dialogue d’un pouvoir autoritaire.

Par ailleurs, il encouragera le peuple algérien à poursuivre son combat pacifique, jusqu’au départ définitif du régime autoritaire et liberticide, de ses symboles illégitimes et la disqualification de ses relais ».

« Le pouvoir qui ne se soucie que de sa propre longévité ne cherche qu’a gagner du temps en espérant l’essoufflement du mouvement citoyen. Contrairement à ses affirmations verbales, il continue dans ses actes à nier les aspirations légitimes du peuple algérien mobilisé depuis plus de quatre mois maintenant pour exiger un changement radical du système et l’avènement de la deuxième République par une véritable transition démocratique », poursuit la même source.

Le FFS met en garde « les décideurs de ce pays des retombées néfastes de leur entêtement face à la volonté populaire. Ils seront les seuls responsables devant le peuple et devant l’histoire par leur refus de se conformer aux exigences de la révolution populaire et aux impératifs politiques de l’heure ».

Le FFS interpelle « l’état-major de l’armée, le pouvoir réel à prendre ses responsabilités historiques face à tout dérapage pouvant mettre en péril l’unité du peuple et la stabilité du pays. Dans un contexte régional instable et menaçant, les événements récents vécus par le peuple Soudanais, empêché de réaliser sa transition démocratique, sont à méditer ».

Le FFS appelle les Algériennes et les Algériens à « plus de vigilance et de solidarité afin de préserver le caractère pacifique et unitaire de sa révolution jusqu’à la satisfaction de leurs revendications légitimes, en mettant en échec toutes les manœuvres visant à installer le pays dans une situation de chaos ».

Le parti de Belahcel affirme avoir « engagé des contacts pour l’organisation d’une conférence nationale de concertation pour réaliser un pacte politique consensuel répondant aux aspirations de notre peuple » et « des consultations avec les partis politiques de l’opposition et des organisations sociales pour rassembler les propositions politiques qui vont dans le même sens ».

Le FFS relève  « l’absence de toute volonté politique concrète pour un règlement de la crise devant se traduire au préalable par des mesures de détentes et d’apaisement tel que le départ du système et de ses représentants, la libération de tous les détenus d’opinion, l’ouverture des champs politique et médiatique, ainsi que d’autres mesures énoncées dans notre initiative politique pour l’avènement de la deuxième république, le FFS réitère son refus de participer au pseudo dialogue proposé et contrôlé par le système.

« Le FFS  croit à un vrai dialogue, inclusif et responsable qui permettra au peuple algérien de consacrer la légitimité populaire et la construction de l’Etat de droit », conclut la même source.

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