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ALGÉRIE/ POLITIQUE : Mohamed Loukal sur les patrons incarcérés : « l’Etat sauvegardera les entreprises concernées »

Par A.D.-- 13-Juil-2019 20

ALGÉRIE/ POLITIQUE : Mohamed Loukal sur les patrons incarcérés : « l’Etat sauvegardera les entreprises concernées »

Dans un long entretien accordé à l’agence officielle, Aps, le ministre des finances, Mohamed Loukal a levé le voile sur des questions d’actualité, lancinantes.

Sur trois questions essentielles qui suscitent de grosses inquiétudes, le premier argentier du pays, s’est voulu rassurant.

S’agissant des patrons d’entreprises incarcérés pour, à l’image d’Ali Haddad, Mourad Oulmi, Issad Rebrab etc, il a soutenu que l’Etat «a pris les mesures nécessaires pour sauvegarder l’outil de production et les postes d’emploi» dans leur entreprises respectives.

Rappelant que ces entreprises constituaient les principaux agents économiques créateurs de richesse, il a souligné que la poursuite de leur fonctionnement et de celui des projets industriels, confrontés à des mesures conservatoires dans le cadre de procédures judiciaires, était «au centre des préoccupations du gouvernement», ajoutant queLe dispositif de sauvegarde était supervisé par un Comité intersectoriel ad  hoc« composé des membres du gouvernement et du gouverneur de la Banque d’Algérie, a-t-il précisé.

Dans la foulée, Loukal a confirmé le «gel» du financement non conventionnel, expliquant que «Le recours au financement non conventionnel, dès la fin 2017, pour pallier les rétrécissements des liquidités bancaires, suite à la chute des cours du pétrole, a été gelé pour l’année 2019, mais restera un instrument de financement valable jusqu’à 2022» fait-il observer.

Enfin, le ministre des finances n’a pas manqué d’aborder la perspective d’un endettement de l’extérieur par l’Algérie, soulignant que cette perspective «n’est pas une priorité pour l’Algérie » même s’il admetqu’elle «pourrait être envisagé pour financer des projets structurants et rentables».

Dans cette même veine, Mohamed Loukal conclut que «L’Algérie n’est pas sous la menace du FMI. Nous avons des réserves de change assez confortables, un endettement externe ne dépassant pas 1% du PIB et des sources alternatives qui nous permettent de continuer à assurer les dépenses de l’Etat sans aggraver le recours au financement non conventionnel. Notre marge de manœuvre en matière de possibilités de financement reste préservée», a-t-il assuré.

 

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