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ALGÉRIE/ POLITIQUE : Ce qu’il faut retenir du 24 Vendredi de la marche populaire.

Par Y.B.-- 03-Août-2019 21

ALGÉRIE/ POLITIQUE : Ce qu’il faut retenir du 24 Vendredi de la marche populaire.

MENACE DE LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE

 

-En ce 24e vendredi de mouvement populaire, les algériens ont fait preuve de résilience, mettant au défi toutes rumeurs sur le recul du mouvement populaire.

-Une forte mobilisation des forces de l’ordre a été enregistrée dès le matin.

-À Alger comme à Constantine, Bordj Bou Arreridj, Sétif,  Oran, Chlef, Skikda, Jijel, Béjaia, Annaba et dans toutes les villes d’Algérie  les manifestants ont assuré la continuité de la contestation populaire, scandant sans lassitude les mêmes slogans réclamant le départ du système, de Gaid Salah, un Etat civil et non militaire et refusant de dialoguer avec le système.

malgré la répression policière et la difficulté d’accéder au lieu du rassemblement, nombreux ont été au rendez-vous scandant des slogans à l’encontre de Gaid Salah, refusant de dialoguer avec le pouvoir.

-Karim Younes et son panel est la cible des manifestants. Un refus catégorique à cette initiative téléguidée par le pouvoir en place.

– Pour la première fois depuis le début du soulèvement populaire le 22 février 2019, en Algérie, les manifestants ont brandi en ce 24e vendredi la menace de la désobéissance civile.

-«La désobéissance civile arrive», scandaient des manifestants sur des airs menaçants. Il est loin, déjà, le temps des sourires et de la « silmia » (pacifique) qui caractérisaient jusque-là les marches des manifestants. La menace plane sur la révolution pacifique.

-Dès le début de la grande marche, après la prière du vendredi, les manifestants ont répété un nouveau slogan: «la désobéissance civile arrive ».

-Les dans toutes les manifestations de ce Vendredi ont appelé principalement à la désobéissance civile prochainement.

– En plus de cet avertissement adressé au pouvoir, les marcheurs ont réclamé une nouvelle fois un Etat civil et ont critiqué le chef de l’État-major de l’armée nationale populaire, Ahmed Gaid Salah. Sa feuille de route a été notamment rejetée. « Il n’y aura pas d’élections avec la bande », « il n’y a pas de dialogue avec la bande et Karim Younes », ont-ils scandé.

-Visiblement, les visages des manifestants étaient crispés et leurs slogans exprimaient bien cet état de fait, inquiétant au plus haut degré.

-Tous les hauts responsables actuellement en poste ont été fustigés par la foule qui scandait les noms l’un après l’autre, avec en haut de l’affiche « Gaïd Salah dégage », « Bensalah dégage» et «Bedoui dégage». Le nom de Gaïd Salah est revenu dans les slogans des manifestants plus que les deux autres responsables. «Dawla madania machi aaskaria » (état civil et non militaire), ou encore «Le peuple ne veut pas d’un retour au pouvoir des militaires» et «Le peuple veut la chute de Gaïd Salah», des slogans qui laissent clairement entendre la tendance au durcissement du «Hirak».

-D’autres écrits sur des banderoles brandies par les manifestants expriment le rejet des élections avec la issaba (le gang), ou «Thawra chaabia nahiw el goumia » (révolution populaire qui élimine les traitres). Les policiers déployés en nombre au centre-ville n’ont pas eu à intervenir, comme à leur habitude, et la marche s’est déroulée sans aucun incident.

-La rentrée sociale est proche et elle s’annonce explosive. L’économie est en berne et les premiers contrecoups du dangereux ralentissement de la machine industrielle se feront sérieusement ressentir dès la fin de la saison estivale.

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