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ALGÉRIE/ POLITIQUE: Instance de Dialogue et de Médiation : fin de mission  ?

Par A.B.-- 07-Sep-2019 821

ALGÉRIE/ POLITIQUE: Instance de Dialogue et de Médiation : fin de mission  ?

Karim Younès devrait annoncer, aujourd’hui,  la fin de la mission de son instance qui est actuellement en phase  de dernière retouche de son rapport final qui devrait être remis en cours de semaine au chef de l’Etat.

Le  rapport, selon les déclarations  de Karim Younès, est une synthèse des rencontres de la commission avec 23 partis politiques et plus de 6075 personnalités et associations  qui ont formulé des propositions de sortie de crise.

Faut-il noter à ce propos tout de même que de nombreux partis et personnalités ont carrément refusé l’invitation du panel, alors que d’autres, par courtoisie républicaine, ont consenti à le recevoir pour lui signifier qu’il n’est pas le bon moyen de régler la crise.

Le rapport   en question est assorti de deux propositions  phares, la première concernant l’autorité en charge de l’organisation, de la surveillance et de la proclamation des résultats du scrutin et la seconde des propositions de l’amendement de la loi organique relative aux élections dans le chapitre consacré à la présidentielle.

Il faut dire que l’annonce faite par Karim Younès s’agissant de la fin de la mission du panel s’apparente un auto sabordage, car sa mission est devenue  caduque dés lors que le chef d’Etat-major de l’armée lui a grillé la politesse en exprimant lundi son souhait de voir le corps électoral convoqué pour le 15 septembre, en vue de l’organisation de la présidentielle, vers la mi-décembre.

Il faut dire que le panel, installé le 25 juillet par le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a travaillé dans des conditions dantesques, marquées par des démissions internes, des critiques d l’opposition qui lui ont fait un procès en légitimité tout en l’accusant d’être  au service de l’agenda du pouvoir.

Les citoyens, à travers les réseaux sociaux n’ont pas non plus ménagé l’instance, cible de virulentes attaques, parfois ad hominem, un de ses membres ayant même reçu des menaces physiques, qui l’ont poussé à annoncer sa démission.

En revanche, l’Instance a eu droit à des éloges récurrents du chef d’Etat-major, Ahmed Gaid Salah, qui a salué ses « efforts »  pour mettre sur rail un dialogue inclusif, dans la perspective de l’organisation de la présidentielle.

Toutefois, faut-il le souligner, il a rejeté  de manière catégorique ses préalables relatifs à la libérations des détenus et le limogeage du gouvernement Bedoui. Les partis de l’ex coalition présidentielle, même écartés du dialogue par l’instance n’ont pas cessé , paradoxalement, de soutenir sa mission.

Une mission qui prend fin dans un climat  d‘incertitudes et de confusion politique, alors que le mouvement populaire, à l’occasion  du dix-neuvième vendredi de manifestation, indique rejeter la présidentielle que le chef d’état-major souhaite qu’elle soit  organisée avant la fin de l’année

 

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