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L’Algérie ambitionne de se frayer une place de choix dans son espace africain

Par Y.B.-- 01-Août-2022 1

Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a affirmé que l’Algérie ambitionnait de se frayer une place de choix dans son espace africain, notamment à travers la révision de certaines lacunes et le lancement de plusieurs projets importants d’intégration africaine.

“L’Algérie doit se frayer une place de choix dans son espace africain et ne pas rester à l’écart du continent”, a souligné le Président Tebboune lors de sa rencontre périodique avec la presse nationale, diffusée, dimanche sur les chaînes de télévision et les stations radio nationales.

“L’Algérie est africaine de par son destin et de son prolongement”, a affirmé le Président de la République, ajoutant que “le rassemblement de l’Afrique ne saurait se réaliser qu’à travers les démarches des Etats africains”.

Le Président Tebboune a évoqué au passage nombre de projets lancés avec des pays africains, tel le projet du Gazoduc transsaharien (TSGP) devant acheminer le gaz nigérian à l’Europe en passant par le Niger puis l’Algérie, le qualifiant d’”œuvre africaine majeure”.

L’Algérie aspire, selon le Président Tebboune, à approvisionner l’Afrique en électricité et à lancer des projets de voies ferrées reliant les pays africains au bassin méditerranéen.

Elle s’emploie également à rattraper le retard accusé dans les lignes de transport vers les pays africains, a assuré le Président Tebboune, relevant, à titre d’exemple, l’importance de la ligne maritime vers le Sénégal, que l’Algérie n’a ouvert que soixante ans après son indépendance.

Dans le même contexte, le président de la République a salué l’orientation des hommes d’affaires algériens vers l’Afrique, notant que “l’économie est aujourd’hui aux commandes”.

Au volet énergie et exploration pétrolière, il a souligné que certains gisements pétroliers, quand bien même puissants, connaissaient des niveaux de production maigres, c’est dire “qu’il manquait une véritable volonté de mener des explorations ou qu’on souhaitait faire dégringoler l’Algérie”.

“Il n’est pas impossible que des choses pareilles soient ourdies”, a-t-il déploré.

Et d’ajouter: “aujourd’hui, et grâce à l’esprit patriotique et à la volonté des travailleurs de la Sonatrach, que je salue d’ailleurs pour les efforts qu’ils déploient, du plus haut cadre au plus simple ouvrier, l’Algérie a su restituer ses capacités énergétiques”.

De surcroît, “des découvertes majeures se profilent à l’avenir, dans la région de Khenchela notamment ou encore en offshore, un segment non exploité jusque-là”, a-t-il soutenu.

 Concernant l’agriculture, le Président Tebboune a affirmé que “le secteur connait actuellement une restructuration, en ce sens que les choses se sont quelque peu améliorées cette année de 7 à 10 %. Nous souhaitons réaliser une croissance de 50 à 60 % l’année prochaine, par rapport à l’insuffisance enregistrée actuellement”.

Le président de la République a soutenu que les conditions nécessaires pour atteindre cet objectif sont réunies, notamment en termes de disponibilité de terrains et des ressources en eau, et il ne reste plus que de se mettre au travail.

Concernant la capacité de l’Algérie à réaliser l’autosuffisance, le Président Tebboune a estimé que l’Algérie était en mesure de la réaliser dans certaines matières telles que le blé dur et l’orge, soulignant qu’aucun pays au monde n’a réalisé l’autosuffisance complète.

Le président de la République a relevé l’existence de deux principaux facteurs ayant entravé la relance du secteur agricole dans le pays, à savoir la vision de la société vis-à-vis de l’agriculture en tant que profession sociale et non pas une activité productive et efficace dans l’économie, outre le retard accusé sur le plan technique en raison du recours aux pratiques traditionnelles et à certaines méthodes de production néfastes.

Le secteur, poursuit M. Tebboune, a entamé l’opération de révision de son mode de gestion, déclarant :”nous avons entamé l’opération de restructuration compte tenu des circonstances actuelles qui nous ont obligés à nous remettre en question, car à l’heure actuelle, le blé est devenu une arme fatale”.

Le règlement des problèmes au Mali passe par la mise en œuvre de l’accord d’Alger

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a affirmé que le règlement des problèmes auxquels fait face le Mali passait par la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger.

“Tant que l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger n’a pas été mis en œuvre, les problèmes auxquels est confronté le Mali perdureront, car le pourrissement de la situation est tel que n’importe qui s’arroge le droit de s’immiscer dans les affaires de ce pays”, a souligné le Président Tebboune lors de sa rencontre périodique avec la presse nationale, diffusée dimanche sur les chaînes de télévision et les stations radio nationales.

Après avoir souligné l’importance de l’unité malienne, le président de la République a exprimé la disponibilité de l’Algérie à apporter son assistance matérielle et organiser des rencontres en Algérie ou au Mali entre belligérants maliens, rappelant que la volonté dont fait preuve l’Algérie à ce sujet, fait défaut pour bien d’autres pays.

“A chaque fois que nous tentons de rassembler les frères dans un pays donné, certaines parties s’ingèrent (…), l’Algérie est enviée pour son rôle”, a-t-il ajouté, affirmant que l’Algérie “traite avec les Etats africains de bonne foi et avec sincérité pour régler les problèmes”.

Après avoir reconnu l’existence du terrorisme au Mali, le président Tebboune a indiqué que ce terrorisme “est provoqué, en partie, pour des raisons stratégiques qui poussent d’autres pays à le nourrir”.

Le président de la République a appelé les Maliens, notamment les dirigeants maliens, à “se conformer à la Légalité, redonner la parole au peuple, organiser des élections, retourner à la Constitution et à ne pas laisser les circonstances politiques exceptionnelles actuelles perdurer”, mettant en garde contre le fait que leur pays “est convoité par d’autres pays”.

Les dossiers des ressortissants algériens agressés à Gao (Mali) et des diplomates kidnappés dont deux avaient trouvé la mort ne sont pas encore classés, a martelé le Président Tebboune, soulignant que les auteurs devront répondre de leurs actes.”Les auteurs seront condamnés. Nous avons une idée de qui serait derrière l’attaque ciblant les Algériens à Gao”, a assuré le Président Tebboune, rappelant que “les enquêtes sont en cours et nos soupçons sont confirmés”, a-t-il ajouté.

Concernant le dossier libyen, le Président de la République a affirmé que l’Algérie soutient la partie légitime en Libye et les décisions du Conseil de sécurité. “Nous sommes pour la légitimité et en faveur des résolutions du Conseil de sécurité. Nous soutenons l’initiative d’unification des rangs des frères libyens ainsi que la solution interlibyenne loin de toute ingérence”, a expliqué le Président de la République, mettant l’accent sur la nécessité “d’organiser des élections, étant la seule solution légitime”.

L’Algérie appelle, depuis deux ans, à l’organisation d’élections en Libye, d’où “la constitution du gouvernement de M. Abdelhamid Debeibah et du Conseil présidentiel, présidé par M. Mohamed al-Manfi”, a-t-il mis en avant.

L’Algérie n’intervient pas dans les affaires internes des Libyens, a relevé le Président de la République, ajoutant que Sonatrach avait gelé ses activités en Libye dans l’objectif de “laisser le temps aux Libyens de règler leurs problèmes et maintenant, ce sont les les frères Libyens eux-mêmes qui insistent pour que Sonatrach revienne en Libye”.

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