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Guerre en Ukraine: On compte toujours des victimes…

Par Y.B.-- 04-Août-2022 0

Au moins quatre civils ont été tués et 10 autres blessés dans des bombardements au cours des dernières vingt-quatre heures, avec neuf régions ukrainiennes sous le feu, a annoncé la présidence ukrainienne.

Outre la ville de Nikopol, pilonnée par les Russes, de puissantes explosions ont aussi eu lieu jeudi dans la ville de Mykolaïv, dans le sud de l’Ukraine. Deux quartiers de la ville, fréquemment ciblés ces dernières semaines, ont été bombardés.

Dans le nord de l’Ukraine, Kharkiv est bombardée depuis la Russie, toujours selon la présidence ukrainienne. Plusieurs installations industrielles ont été touchées dans la ville. Dans la commune voisine de Tchouhouïv, une roquette a touché un immeuble résidentiel de cinq étages.

Dans la région de Donetsk, où les combats se concentrent ces dernières semaines, des immeubles résidentiels ont été bombardés dans toutes les grandes villes et une école a été détruite dans le village d’Otcheretyne. L’approvisionnement en gaz y est difficile et la région vit en partie sans eau et sans électricité. Ses habitants sont en train d’être évacués.

Les autorités séparatistes prorusses de la ville de Donetsk ont ​​aussi fait état d’un bombardement ukrainien dans le centre-ville ayant causé la mort de deux personnes. Trois autres ont été blessées.

Plusieurs morts à Toretsk après une frappe russe sur un arrêt de bus

Un bombardement russe sur un arrêt de bus a fait au moins huit morts dans la ville de Toretsk, dans l’est de l’Ukraine, annoncé le gouverneur de la région de Donetsk,  Pavlo Kyrylenko. Quatre personnes ont également été blessées, dont trois enfants. Selon le gouverneur, la frappe a en outre endommagé une église, dont le prêtre a été blessé, et touché un bâtiment résidentiel.

« Chaque jour, nous avons des morts et des blessés », a écrit le gouverneur sur Facebook, prévenant que « quiconque reste dans la région de Donetsk se met en danger de mort ». « Ne devenez pas la cible des Russes ! Evacuez tant qu’il est temps ! », a-t-il exhorté.

« C’est une honte » : l’Ukraine réagit à l’enquête d’Amnesty International

Le conseiller à la présidence ukrainienne Mykhaïlo Podoliak a assuré que « les vies des gens » étaient « la priorité de l’Ukraine » et que les populations des villes proches du front étaient évacuées. « L’Ukraine adhère clairement à toutes les lois de guerre et au droit humanitaire international », a-t-il insisté dans un communiqué.

La seule chose qui représente une menace pour les Ukrainiens, c’est l’armée russe (…) qui vient en Ukraine commettre un génocide. Moscou tente de discréditer les formes armées ukrainiennes aux yeux des sociétés occidentales avec son réseau d’agents d’influence. C’est une honte qu’une organisation comme Amnesty participe à cette campagne de désinformation et de propagande.

Amnesty International a publié une enquête jeudi dénonçant des tactiques de combat ukrainiennes qui mettent des civils en danger, en établissant des bases militaires dans des écoles et des hôpitaux et en lançant des attaques depuis des zones peuplées pour repousser l’invasion russe. L’ONG souligne également que ces tactiques ne « justifient en aucun cas les attaques russes aveugles » qui ont frappé les populations civiles.

Amnesty International dénonce des tactiques de combat ukrainiennes qui mettent en danger les civils

L’armée ukrainienne a mis des civils en danger en établissant des bases militaires dans des écoles et des hôpitaux et en lançant des attaques depuis des zones peuplées pour repousser l’invasion russe, a affirmé jeudi Amnesty international. De telles tactiques violent le droit international humanitaire, avertit l’ONG dans un communiqué. « Le fait de se trouver dans une position de défense ne dispense pas l’armée ukrainienne de respecter le droit international humanitaire », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

Entre avril et juillet, des chercheurs d’Amnesty International ont enquêté sur les frappes russes dans les régions de Kharkiv, de Mykolaïv et du Donbass, inspectant les sites touchés par des bombardements et interrogeant des rescapés, des témoins et des proches de victimes. Selon l’ONG, ces chercheurs ont trouvé des preuves que les forces ukrainiennes lançaient des frappes à partir de zones résidentielles peuplées et avaient établi des bases dans des bâtiments civils dans 19 villes et villages de ces régions.

La plupart des zones résidentielles où se trouvaient les soldats étaient situées à des kilomètres des lignes de front, note Amnesty, soulignant que d’autres options qui n’auraient pas mis en danger les civils – comme des bases militaires ou des zones densément boisées à proximité – étaient possibles. L’ONG précise qu’à sa connaissance les soldats qui se sont installés dans ces zones d’habitation n’ont pas demandé aux civils d’évacuer. Amnesty International dit avoir contacté le ministère de la défense ukrainien à propos des conclusions de ses recherches le 29 juillet mais n’avoir pas reçu de réponse au moment de la publication du communiqué.

Si l’ONG dénonce ces tactiques ukrainiennes, elle insiste aussi sur le fait qu’elles ne « justifient en aucun cas les attaques russes aveugles » qui ont touché les populations civiles.

 L’Ukraine demande la création d’un tribunal spécial

« Nous appelons tous les États et organisations à soutenir la création du tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine, a déclaré le ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine. Ce crime a eu lieu, ce qui signifie qu’il doit y avoir une sanction pour cela. »

L’Ukraine continue de viser les bastions militaires russes

« Les unités de missiles et d’artillerie ukrainiennes continuent de viser les bastions militaires russes, les regroupements de personnel, les bases de soutien logistique et les dépôts de munitions », selon le ministère de la Défense britannique. « Cela aura très probablement un impact sur le réapprovisionnement logistique de l’armée russe et exercera une pression sur les éléments d’appui au combat de l’armée russe », analyse-t-il.

La Russie n’a conquis que peu de territoires au mois de juillet

L’avancée territoriale de la Russie a ralenti au mois de juillet, selon le compte Ukraine War Map, qui cartographie les positions russes et ukrainiennes depuis le 24 février. Le territoire contrôlé par Moscou en Ukraine a augmenté d’environ 165 km² au mois de juillet, soit approximativement 0,02 % de plus qu’à la fin de juin. Au total, la Russie occupe un peu plus de 19 % de l’Ukraine. Par comparaison, en juin, les forces de Moscou s’étaient emparées de 1 500 km² supplémentaires en un mois.

La proposition de l’ancien chancelier allemand « dégoûte » Zelensky

Le président ukrainien a qualifié de « dégoûtant » le fait que l’ex-chancelier allemand Gerhard Schroeder, proche de Vladimir Poutine, ait évoqué « une solution négociée » voulue, selon lui, par la Russie dans la guerre en Ukraine.

La Russie « active divers émissaires avec des thèses selon lesquelles l’État terroriste voudrait des négociations », a déclaré le président ukrainien dans son adresse vidéo quotidienne dans une apparente allusion à Gerhard Schroeder sans le citer nommément.

« Si la Russie voulait vraiment la fin de la guerre, elle n’aurait pas déployé ses réserves dans le sud de l’Ukraine et n’aurait pas commis d’assassinats de masse sur le territoire ukrainien », a-t-il poursuivi.

« C’est tout simplement dégoûtant que d’anciens dirigeants d’États puissants aux valeurs européennes travaillent pour la Russie, qui se bat contre ces valeurs », a-t-il conclu.

Moscou réclame le départ d’une diplomate norvégienne accusée de « russophobie »

La Russie a exigé jeudi le départ d’une consule norvégienne, Elisabeth Ellingsen, accusée de « déclarations russophobes » après avoir dit qu’elle détestait les Russes lors d’un différend à la réception d’un hôtel russe.

« Nous soulignons qu’après ce qui s’est passé, la présence d’E. Ellingsen sur le territoire russe est impossible », a indiqué dans un communiqué la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, précisant que l’ambassadeur norvégien avait été convoqué jeudi au ministère des Affaires étrangères à Moscou.

 

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