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Rencontre Gouvernelment-Walis: Tebboune et l’Etat moderne

Par S.K.B.-- 25-Sep-2022 0

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a affirmé, samedi à Alger, que l’Algérie était parvenue à construire un Etat d’institutions, saluant le parachèvement de la création de toutes les institutions constitutionnelles.

Présidant la rencontre Gouvernement-walis, le Président Tebboune a déclaré: “nous sommes fiers d’avoir construit un Etat d’institutions”, à l’instar de l’Assemblée populaire nationale (APN) et de la Cour constitutionnelle, soulignant que “la loi électorale a mis un terme à l’argent sale”.

Saluant la présence de jeunes à l’APN, le Président Tebboune a souligné que les dernières élections locales étaient “régulières” grâce à l’élimination du phénomène de “la corruption, de l’argent sale et de l’achat des consciences et des voix”, précisant que cet effort est maintenu.

L’Algérie commence à récupérer “les biens de l’argent sale”, a-t-il dit, faisant état d'”un élan de solidarité même de la part des pays européens”.

Il a également rappelé la création d’un ensemble d’institutions, à l’instar de l’Observatoire national de la société civile (ONSC) et du Conseil supérieur de la Jeunesse (CSJ), insistant sur l’impératif “d’opérer le changement escompté dans la conduite, la performance, l’écoute du citoyen, la gestion des affaires publiques, la facilitation des investissements et l’aide des jeunes investisseurs”.

Développement local: la majorité des problèmes des zones d’ombre résolus

La majorité des problèmes dont souffraient les zones d’ombre à travers les différentes wilayas ont été définitivement résolus, a affirmé, samedi à Alger, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.

Présidant au Palais des Nations l’ouverture des travaux de la rencontre Gouvernement-walis, le Président Tebboune a précisé que “près de 82% des problèmes soulevés dans les zones d’ombre ont été résolus”, souhaitant le règlement des problèmes restants “au début de l’année 2023”.

“Nous ne devrions plus évoquer les zones d’ombre d’ici fin 2022 et début 2023”, a-t-il dit.

La prise en charge de ces zones en matière de la réalisation de projets de désenclavement et la fourniture de toutes les nécessités de la vie, dont les structures scolaires, l’eau, l’énergie et les transports, a coûté “des milliards de dinars”, a indiqué le président de la République.

Le Président Tebboune a tenu à saluer, dans son intervention, le rôle des walis dans la prise en charge de ces zones, à travers la prise de plusieurs mesures pour garantir une vie décente aux citoyens.

“J’insiste à ce que le dossier des zones d’ombre soit clos, pour mettre un terme aux aspects d’absence de développement constatés en 2020, notamment les pénuries d’eau, l’éloignement des écoles, l’absence de routes répondant aux normes, d’électricité et autres”, a ajouté le Président de la République.

L’économie nationale commence à se redresser

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a affirmé, samedi à Alger, que l’économie nationale commençait à se redresser après avoir connu un ralentissement causé notamment par la pandémie Covid-19, indiquant que “la plupart des indicateurs sont aujourd’hui au vert”.

Présidant l’ouverture des travaux de la rencontre Gouvernement-Walis, le Président Tebboune a indiqué que “plusieurs mesures ont été prises ayant permis une amélioration de la situation de l’Algérie aux plans régional, continental et international, en témoignent des institutions internationales rigoureuses à l’instar de la Banque mondiale et de la FAO”, précisant que les décisions prises en matière de lutte contre l’inflation et d’appréciation du dinar ont porté leurs fruits.

Tout en se félicitant de “la reconnaissance par la Banque mondiale de la bataille d’appréciation du dinar menée par l’Algérie” et laquelle reflète son engagement à revaloriser la monnaie nationale, le Président Tebboune a reconnu que “le chemin est bien long pour remédier à la catastrophe économique vécue par le passé et accentuée par la planche à billet qui a exacerbé l’inflation”.

“Même si l’économie se redresse, l’Algérie n’a pas encore atteint sa finalité, à savoir le développement de notre produit intérieur de manière à pouvoir adhérer aux BRICS. Nous nous préparons dans ce sens”, a-t-il soutenu.

Par ailleurs, le président de la République s’est attardé sur le dossier de l’investissement et les mesures prises à l’échelle locale et nationale à travers l’encouragement de l’entrepreneuriat, notamment auprès des jeunes, et la levée des obstacles à caractère administratif ou foncier sur les projets.

A ce propos, le président de la République a fait savoir qu’en trois mois seulement, 850 projets ont bénéficié d’une levée du gel, des usines activant dans différents secteurs, ajoutant que plus de 51.000 emplois étaient gelés “sur ordre ou par une décision”.

Parmi les projets gelés, le Président a cité un qui “permettra à l’Algérie dans 6 ou 7 mois de produire ses huiles localement”, un projet qui couvre toutes les étapes, a-t-il détaillé, allant de l’agriculteur producteur de colza en passant par la trituration puis le conditionnement.

Il a évoqué d’autres projets d’investissement en cours d’étude concernant des usines de production de sucre issu de la betterave sucrière, ou de production locale du lait en poudre. Ces projet, a-t-il affirmé, permettront de “créer une dynamique économique et des emplois, en sus de garantir le transfert technologique”.

Quant aux start-up, il a rappelé que leur nombre s’élevait à 4970 activant dans différents domaines et secteurs, soulignant que ce type de sociétés incitait les jeunes à innover.

Il a appelé, dans ce cadre, les walis à faciliter la tache aux jeunes intéressés par l’investissement et voulant accéder à l’entrepreneuriat.

Abordant la question du foncier industriel, le Président Tebboune a affirmé qu’il était “disponible”, incitant les walis à retirer le foncier octroyé aux investisseurs n’ayant pas concrétisé leurs projets.

Après avoir souligné l’impérative révision des textes juridiques relatifs au foncier industriel, le président de la République a appelé à l’activation de toutes les mesures inscrites dans les textes d’application de la nouvelle loi sur l’investissement, et ce, “avant la fin de l’année en cours”.

Selon le Président Tebboune, il existe près de 4.922 hectares de foncier industriel inexploités répartis sur les zones industrielles et zones d’activités à travers l’ensemble du territoire national, relevant que plusieurs zones industrielles pâtissaient d’un manque d’aménagement et d’entretien.

Il préconisera pour régler ce problème la création de coopératives regroupant les investisseurs privés en vue d’assurer l’entretien de ses zones industrielles.

Augmentation des salaires, de l’allocation chômage et des pensions de retraite à compter de 2023

 Les salaires, l’allocation chômage et les pensions de retraite seront revus à la hausse à compter de 2023, a annoncé le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.

Présidant l’ouverture de la rencontre Gouvernement-Walis, le Président Tebboune a affirmé que “l’augmentation des salaires modestes, de l’allocation chômage, et la révision des pensions de retraite, se poursuivront en 2023, et ce, dès janvier prochain”.

A ce propos, il a enjoint au gouvernement de “s’atteler dès aujourd’hui à la révision des salaires des enseignants et du personnel paramédical, et d’entrer en contact avec leurs représentants pour réviser leurs statuts”.

Au plan social, “nous sommes enviés pour les nombreux acquis jusque-là réalisés, en ce sens que nous nous sommes employés d’emblée à soutenir le pouvoir d’achat des citoyens, et tel que je me suis engagé, les salaires égaux ou inférieurs à 30.000 ont été exonérés d’impôt, c’est là un pas hors du commun”, a rappelé le Président Tebboune.

Et d’ajouter: “Nous avons fait face à la pandémie Covid-19 en consacrant des aides à l’ensemble des catégories contraintes d’arrêter le travail, à l’instar des travailleurs du bâtiment, des coiffeurs ou encore des chauffeurs de moyens de transports publics”.

Afin de maintenir le pouvoir d’achat, poursuit-il “nous avons également tenté d’atténuer l’impact des impôts sur les citoyens, d’abord par un premier allègement, puis par l’augmentation du SNMG, la majoration du point indiciaire, la révision des pensions de retraite et enfin la mise en place de l’allocation chômage”.

“D’ici à la fin de l’année en cours, il faudra amorcer concrètement le changement escompté au niveau du comportement, du rendement, à travers l’écoute du citoyen, la gestion des affaires publiques, la facilitation de l’investissement et l’assistance aux jeunes investisseurs”, a-t-il conclu.

Président Tebboune: l’Algérie outillée pour réaliser l’autosuffisance en céréales

Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé, samedi à Alger, que l’Algérie disposait de tous les moyens et outils pour produire 9 millions tonnes de céréales par an, une quantité équivalente à sa consommation.

Présidant l’ouverture des travaux de la rencontre Gouvernement-Walis, le Président Tebboune a fait savoir que le dossier relatif à l’augmentation de la production des céréales allait être examiné en Conseil des ministres, annonçant, par là même, la tenue de rencontres régionales avec les wilayas réputées pour leur production céréalière, à l’image de Sétif, Guelma, Constantine, Tiaret, Oum el Bouaghi et Sidi Bel Abbes.

“Nous devons, dès la prochaine saison agricole 2022/2023, réduire considérablement les quantités de céréales importées”, a insisté le Président Tebboune.

Il a rappelé, à cet égard, les instructions données au ministère de l’Agriculture afin de prendre des mesures d’incitation en direction des agriculteurs, notamment en matière d’irrigation, et de disponibilité des engrais et des différents intrants.

A partir de cette réunion, “les walis assument l’entière responsabilité de la production agricole dans leurs wilayas. Ca ne sera plus la responsabilité d’un directeur ou d’un sous-directeur”, a ajouté le Président Tebboune.

Le Chef de l’Etat qui a dit son insatisfaction du recul de la production céréalière dans certaines wilayas, a fait remarquer que cet état de fait expliquait partiellement le recours de certains agriculteurs à l’orientation de leur production céréalière “vers l’approvisionnement du marché parallèle, au lieu de la vendre aux coopératives de céréales et de légumes secs”.

Il est “inconcevable” que le taux de rendement de la production céréalière en Algérie stagne autour de 20 quintaux/hectare, a-t-il dit, appelant à recourir davantage aux techniques modernes et à focaliser sur la qualité des semences.

S’agissant de l’élevage et de la production de viande, le président de la République a déploré le fait que l’Algérie continue d’importer de la viande rouge, en dépit de ses capacités, insistant sur l’impératif de procéder à un recensement “minutieux et exhaustif” du cheptel de notre pays, compte tenu de la non concordance des chiffres fournis par les ministres qui se sont succédés à la tête du secteur de l’agriculture.

Secteur stratégique, l’Agriculture doit “se moderniser, une modernisation qui doit toucher les techniques et les mentalités aussi”, a-t-il conclu.

Atelier sur la diversification des ressources financières pour assurer le développement local

Le troisième atelier organisé dans le cadre de la rencontre gouvernement -wali, qui s’est ouvert samedi à Alger, a été axé sur l’impératif de diversifier les ressources de financement des collectivités locales pour assurer leur développement et répondre efficacement aux attentes des citoyens.

Lors de cet atelier intitulé “Les réforme des finances et de la fiscalité locale pour un développement local”, les participants ont discuté notamment de la possibilité d’adopter des solutions en matière de développement local, pour s’éloigner graduellement de la prédominance de la dépense publique et renforcer le rôle de l’ensemble des acteurs du territoire et celui des établissements publics locales dans le financement du développement local.

Les responsables et les experts ayant pris part à cet atelier ont fait constater que le développement local s’est basé jusque-là sur l’intervention quasi-exclusive du budget d’équipement de l’Etat à travers les dotations allouées annuellement sur les programmes PSD (Programmes sectoriels déconcentrés) et PCD (Plan communal de développement), ainsi que sur le Caisse de solidarité et de Garantie des Collectivités Locales (CSGCL).

Concernant les objectifs de cet atelier, ils portent essentiellement sur la définition des voies et moyens de la diversification des sources des collectivités locales et d’aboutir au terme de cette rencontre à des solutions concrètes pour parer au déficit financier des wilayas et communes.

A ce titre, les participants ont évoqué notamment la possibilité d’une révision du mode de partage de la fiscalité entre l’Etat et les Collectivités locales et l’adoption d’un mode de gestion rénové du patrimoine foncier et immobilier des collectivités, de manière à rationaliser les dépenses et optimiser les revenus.

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