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Guerre en Ukraine: Zaporijia touchée par une frappe nocturne

Par Y.B.-- 11-Oct-2022 0

Au moins quinze explosions enregistrées à Zaporijia dans la nuit, selon la vice-ministre des affaires étrangères ukrainienne

La vice-ministre des affaires étrangères ukrainienne, Emine Dzheppar, a annoncé, mardi matin sur Twitter,  que la Russie avait tiré au moins quinze roquettes sur Zaporijia la nuit dernière. Elle a ajouté que « leurs cibles étaient un établissement d’enseignement, un établissement médical et des bâtiments résidentiels ».

Le chef de l’administration militaire de l’oblast de Zaporijia, Oleksandr Staroukh, a précisé sut Telegram:

Deux missiles ont frappé la salle d’exposition d’automobile, entraînant la mort d’une personne, un incendie s’est déclaré, les employés de la CSG ont réussi à l’éteindre. D’autres missiles ont touché l’école. Une école et un dispensaire ont été endommagés.

Une personne tuée dans une frappe sur Zaporojie

« La Russie a également tiré 12 missiles S-300 sur Zaporojie dans la matinée, tuant une personne et touchant un concessionnaire automobile et un établissement d’enseignement, selon le gouverneur de l’oblast de Zaporojie, Oleksandr Starukh », cité par The Kyiv Independent.

Des explosions dans plusieurs villes selon les médias locaux

« Les médias ukrainiens rapportent des explosions dans les régions de Kiev et Odessa, Vinnitsa, Zhytomyr, Rivne et KryvyiRih. Le système de défense aérienne fonctionne », informe Nexta.

Une « infrastructure critique » touchée par un missile à Lviv, selon le maire

Des infrastructures énergétiques ont été touchées mardi par de nouvelles frappes dans l’ouest de l’Ukraine, a indiqué Maksym Kozytski, gouverneur de la région de Lviv. Selon lui, il y a eu « trois explosions sur deux sites d’infrastructure de la région », tandis que le maire de la capitale régionale éponyme, Andriï Sadovy a fait état d’une « frappe de missile sur une infrastructure critique » qui a laissé une 30 % de la ville privée d’électricité.

Vladimir Poutine menace à nouveau l’Ukraine.

Le président russe a promis des répliques “sévères” en cas d’attaques ukrainiennes contre la Russie. L’ex-président russe Dmitri Medvedev, actuel numéro 2 du Conseil de sécurité de Moscou, a été plus loin, promettant que les frappes de lundi n’étaient qu’un “premier épisode” et a appelé au “démantèlement total du régime politique de l’Ukraine”.

« Poutine fait sa crise de nerfs, mais on continue comme avant » : beaucoup d’habitants de Kiev affichent cette même détermination

Les tirs de missiles russes qui ont frappé le cœur des villes ukrainiennes, lundi 10 octobre, ont, d’une certaine manière, replongé les Ukrainiens dans les jours sombres qui ont suivi le déclenchement de la guerre, le 24 février. A Kiev, tandis que des secouristes prêtaient assistance aux blessés sur les trottoirs, que des ambulances sillonnaient les rues de la ville, que des pompiers éteignaient les incendies, des milliers d’habitants ont retrouvé, pendant les cinq heures de l’alerte aérienne, le chemin des stations de métro et des abris souterrains.

Il existe toutefois deux différences notables entre les premiers jours de guerre et l’attaque de lundi : la première est qu’il n’y a pas de colonnes blindées russes roulant vers Kiev et d’autres villes du pays, et que les récentes défaites militaires de Moscou sur le champ de bataille sont même précisément la raison de l’opération punitive envers la population ukrainienne ; la seconde est qu’en ce huitième mois de guerre, la confiance des Ukrainiens en une victoire est inébranlable.

Vladimir Poutine va rencontrer Recep Tayyip Erdogan mercredi à Astana

Le président turc rencontrera son homologue russe mercredi à Astana, en marge d’un sommet régional dans la capitale du Kazakhstan, a indiqué un responsable turc. La Turquie, qui maintient une position neutre depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, a offert dans le passé sa médiation pour ouvrir des pourparlers entre Kiev et Moscou.

Paris « avertit » la Biélorussie de ne pas entrer dans la guerre

La Biélorussie « serait bien avisée » de ne pas entrer dans la guerre en Ukraine, a averti, mardi, la cheffe de la diplomatie française, Catherine Colonna, évoquant la possibilité de sanctions. « La question sera très certainement à l’agenda des discussions du G7 » qui se réunit en visioconférence mardi en urgence, au lendemain des frappes russes massives sur toute l’UKraine, a déclaré Mme Colonna sur France Inter. Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, a accusé, lundi, la Pologne, la Lituanie et l’Ukraine de préparer des attaques « terroristes » et a annoncé un « soulèvement » en Biélorussie et le déploiement d’un groupement militaire « régional » avec Moscou.

Minsk « serait bien avisé » de ne pas entrer dans la guerre, a déclaré Mme Colonna. « Il faut lancer un avertissement à ce pays. Tout soutien supplémentaire à la guerre que mène la Russie en Ukraine entraînerait des sanctions supplémentaires », a-t-elle souligné, rappelant que la Biélorussie était déjà sous sanctions. La Biélorussie, alliée de la Russie dans son conflit avec l’Ukraine, a déjà prêté son territoire à Moscou pour son offensive contre l’Ukraine, mais l’armée biélorusse ne participe pas, jusqu’ici, aux combats sur le territoire ukrainien.

Au moins 19 morts et 105 blessés.

C’est le nouveau bilan des frappes russes survenues lundi, selon le service d’Etat pour les situations d’urgence. Le précédent bilan publié lundi soir faisant état de 14 morts dans cette vague de frappes d’ampleur inégalée depuis plusieurs mois, qui a notamment touché Kiev pour la première fois depuis fin juin.

98 mineurs toujours piégés sous terre après une frappe russe

Des pannes de courant ont laissés 98 mineurs ukrainiens encore piégés sous terre après le bombardement russe sur Kryvyi Rih, ville natale de Volodymyr Zelensky, selon l’agence de presse Ukrinform. Près de 900 mineurs avaient été piégés dans quatre mines lors de ce bombardement, avant l’intervention des secours.

 Des attaques dénoncées par la communauté internationale. 

Pour l’UE, ces bombardements s’apparentent à des “crimes de guerre” dont les responsables devront “rendre compte”. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a dénoncé “une escalade inacceptable”. L’Otan, que l’Ukraine ambitionne d’intégrer, a condamné des “attaques horribles et aveugles” contre des infrastructures civiles.

L’Ukraine a récupéré 62 corps de soldats tués notamment dans le bombardement d’une prison

Kiev a annoncé mardi avoir récupéré 62 corps de ses soldats tués, notamment ceux qui ont péri en juillet dans le bombardement de la prison d’Olenivka, en territoire occupé dans l’est de l’Ukraine.

« Soixante-deux héros tombés sont revenus chez eux », a indiqué le ministère en charge de la réintégration des territoires occupés par la Russie. Il a précisé que certains de ces corps provenaient de la prison d’Olenivka, dans la partie occupée de la région ukrainienne de Donetsk, où des dizaines de prisonniers avaient été tués dans une frappe dont Kiev et Moscou s’accusent mutuellement.

La force commune entre la Russie et la Biélorussie est « purement défensive », selon Minsk

La Biélorussie a assuré mardi que la force militaire formée avec son allié russe est uniquement défensive, au moment où Minsk accuse Kiev de préparer une offensive, laissant craindre son intervention directe dans le conflit en Ukraine.

« Les objectifs du groupement régional sont purement défensifs. Et toutes les opérations, menées actuellement, visent à adopter une réaction adéquate aux actions menées près de notre frontière », a indiqué le ministre biélorusse de la Défense, Victor Khrenine, cité dans un communiqué de son ministère.

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