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Guerre en Ukraine: L’Ukraine appelle les pays de l’Otan à accélérer l’envoi d’aide

Par Y.B.-- 30-Nov-2022 0

L’Ukraine a appelé mardi les pays membres de l’Otan réunis à Bucarest à accélérer la livraison d’armes et d’équipements électriques afin d’aider le pays meurtri par plus de neuf mois de guerre à faire face aux dommages causés à son infrastructure énergétique par les bombardements russes.

« La dernière fois, j’avais dit trois mots : des armes, des armes, des armes. Cette fois, j’ai trois autres mots: plus vite, plus vite et plus vite », a lancé le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, peu avant une rencontre avec le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg.

Lettre piégée à l’ambassade d’Ukraine en Espagne, un blessé « léger »

« La police nationale a été informée vers 13 heures d’une déflagration au sein de l’ambassade d’Ukraine à Madrid. Elle s’est produite lorsque l’un des employés de l’ambassade manipulait une lettre », a fait savoir mercredi une source policière dans un message. « Cet employé a été blessé, a priori légèrement, et il s’est rendu de lui-même dans un hôpital » pour y être pris en charge, a-t-elle ajouté. « La police nationale a ouvert une enquête, à laquelle participe la police scientifique », a encore dit cette source.

Un cordon de sécurité a été mis en place par la police autour de l’ambassade, située dans un quartier résidentiel, non loin du lycée français de Madrid. Dans la foulée, Kiev a ordonné une sécurité renforcée auprès de toutes ses ambassades. « Le ministre [des affaires étrangères ukrainien] Dmytro Kouleba a chargé de renforcer la sécurité de toutes les ambassades ukrainiennes. Il a également appelé les autorités espagnoles à enquêter d’urgence sur cette attaque », a indiqué sur Twitter le porte-parole du ministère des affaires étrangères ukrainien, Oleg Nikolenko.

Olena Zelenska appelle Londres à soutenir un tribunal de type Nuremberg pour les crimes de guerre russes

L’épouse de Volodymyr Zelenskiy a demandé que le président russe et les dirigeants du pays soient jugés par un tribunal spécialement créé pour les crimes de guerre pour avoir ordonné l’invasion non provoquée de l’Ukraine et l’effusion de sang qui l’a suivie. Selon The Guardian,  Olena Zelenska, en visite au Parlement britannique, a fait cette demande devant un public restreint comprenant l’ancien Premier ministre Boris Johnson et le dirigeant travailliste Keir Starmer.

Nouvelles frappes de missiles sur la région de Zaporijjia

Selon Oleksander Starukhn, le chef de l’administration militaire régionale, des frappes russes ont touché pendant la nuit un point de distribution de gaz, provoquant un incendie qui a depuis été éteint. Il n’y aurait eu ni blessé ni victime.

L’Ukraine compte sur la solidarité des pays de l’UE pour protéger son patrimoine culturel

Selon le ministre ukrainien de la Culture, Oleksandr Tkachenko, le gouvernement tient un registre précis des dommages causés au patrimoine culturel du pays. Une partie de ces objets nécessitent des restaurations mais aussi disposer de capacités de stockage pour les préserver pendant la période hivernale. Le ministre a lancé un appel aux européens pour récupérer du matériel pour pouvoir effectuer ces stockages. « À cette fin, nous avons besoin de certains matériaux, y compris des générateurs et d’autres choses », a déclaré Tkachenko. Les procédures de restauration ne pourront commencer qu’après la fin de la guerre.

« La Russie doit payer pour ses crimes horribles », selon la présidente de la Commission européenne

Ursula von der Leyen a assuré travailler avec la Cour pénal international afin de mettre en place un tribunal spécialisé pour juger les crimes de la Russie. « Avec nos partenaires, nous ferons en sorte que la Russie paie pour les ravages qu’elle a causés, avec les fonds gelés des oligarques et les actifs de sa banque centrale », a-t-elle assuré.

L’Union européenne veut créer un tribunal spécial pour les crimes de guerre en Ukraine

L’Union européenne (UE) souhaite la création d’un tribunal spécial, soutenu par les Nations unies, pour enquêter et juger les éventuels crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine, a annoncé mercredi la présidente de la Commission européenne. « Nous sommes prêts à commencer à travailler avec la communauté internationale pour obtenir le plus large soutien international possible pour ce tribunal spécialisé », a déclaré Ursula von der Leyen, ajoutant continuer à soutenir la Cour pénale internationale.

L’exécutif européen a en outre proposé un projet de confiscation des avoirs russes gelés en réponse à l’invasion de l’Ukraine en février. « Nous avons bloqué 300 milliards d’euros de réserves de la Banque centrale russe et nous avons gelé 19 milliards d’euros aux oligarques russes », a précisé la présidente de la Commission dans un communiqué. A court terme, Bruxelles et ses partenaires pourraient assurer la gestion de ces fonds et les investir. Les recettes seraient versées à l’Ukraine, qui pourrait en partie couvrir les dommages subis depuis le début de la guerre. « Nous allons travailler sur un accord international avec nos partenaires pour rendre cela possible. Et ensemble, nous pouvons trouver des moyens légaux pour y parvenir », a ajouté Ursula von der Leyen.

« La Russie va perdre 100 000 militaires d’ici la fin de l’année », prévient Zelensky

Le président Zelensky dans son dernier message vidéo est convaincu que d’ici la fin de l’année, le nombre de militaires russes tombés en Ukraine atteindra 100 000. Pour autant, Zelensky reconnait que la situation au front reste difficile. « Bien que la Russie subisse des pertes extrêmement élevées, les occupants tentent toujours d’avancer dans l’oblast de Donetsk, de prendre pied dans la région de Louhansk, d’avancer dans la région de Kharkiv et de planifier leurs opérations sur le front sud », a-t-il expliqué. Selon l’état-major général des forces armées ukrainiennes, depuis le début de l’invasion le 24 février, l’armée russe a perdu environ 88 380 soldats.

Un dépôt pétrolier en feu dans une région russe à la frontière avec l’Ukraine

Un dépôt de pétrole dans la région russe de Briansk, ville située à 150 kilomètres de la frontière avec l’Ukraine, était en feu, mercredi, selon le gouverneur local. « Des réservoirs avec des produits pétroliers sont en feu dans le quartier de Sourajski », a déclaré sur les réseaux sociaux le gouverneur, Alexander Bogomaz. « Des équipes de pompiers et de secouristes sont sur place. »

Le gouverneur n’a pas expliqué ce qui pouvait avoir provoqué cet incendie mais a précisé qu’il n’y avait pas d’informations sur des victimes. Selon M. Bogomaz, le feu touche une zone de 1 800 mètres carrés et plus de 80 personnes s’activent pour le maîtriser. L’agence étatique TASS a ensuite rapporté, citant les services de secours, que le feu s’était étendu sur une zone de 4 000 mètres carrés. En octobre, un dépôt de pétrole près de Belgorod, également à la frontière avec l’Ukraine, avait été bombardé par les forces ukrainiennes ainsi qu’une centrale électrique dans cette même localité, cette dernière frappe ayant entraîné une importante panne de courant.

L’Allemagne apporte une aide de 56 millions d’euros et de 350 générateurs

Cette aide « à court terme » est destinée selon le service de presse du gouvernement à la réparation des infrastructures énergétiques.

Starlink augmente ses prix pour l’accès à internet  en Ukraine

Starlink, le fournisseur d’accès à Internet par satellite de la société SpaceX d’Elon Musk augmente ses prix en Ukraine selon le Financial Times. L’abonnement mensuel va passer de 60 dollars à 75 dollars. Par ailleurs, les prix des terminaux ont déjà augmenté de 385 dollars à 700 dollars alors que dans la plupart des autres pays d’Europe de l’Est (sauf en Pologne) les prix de ces terminaux n’ont pas changé.

La Russie pourrait s’attaquer à des satellites occidentaux

« Les satellites quasi-civils que l’Occident utilise dans des opérations militaires en Ukraine  peuvent devenir une cible légitime pour la Russie », a lancé Ermakov, le directeur du département du MAE russe pour la non-prolifération et le contrôle des armements.

ANCTIONS

Le Royaume-Uni a annoncé mercredi de nouvelles sanctions visant des personnalités russes qui ont étendu la mobilisation et des responsables pénitentiaires qui ont enrôlé des criminels pour aller combattre en Ukraine.

Le vice-Premier ministre russe, Denis Mantourov, chargé notamment selon Londres de l’équipement des troupes mobilisées, fait partie des 22 responsables russes à être visés par ces sanctions, qui incluent un gel des actifs dans le pays et une interdiction de se rendre au Royaume-Uni.

Une dizaine de gouverneurs locaux ont aussi été visés, provenant de régions où “un nombre significatif” de conscrits ont été enrôlés après l’annonce fin septembre d’une mobilisation “partielle” de centaines de milliers de réservistes russes pour aller se battre en Ukraine, selon le ministère britannique des Affaires étrangères.

Pour le dirigeant tchétchène, le pape est « victime de la propagande »

Le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov a affirmé mercredi que le pape François était « victime de la propagande », après que ce dernier eut qualifié de « cruels » les soldats russes issus de minorités participant à l’offensive en Ukraine.

Dans une interview accordée au journal jésuite américain America et publiée lundi sur son site, le pape disait avoir « beaucoup d’informations sur la cruauté des troupes » russes qui arrivent en Ukraine. « Les plus cruels sont peut-être ceux qui viennent de Russie, mais (qui ne sont) pas de tradition russe, comme les Tchétchènes, les Bouriates », déclarait-il notamment.

« Le pape a présenté les Tchétchènes et les Bouriates comme les plus cruels dans l’armée russe, a réagi mercredi Ramzan Kadyrov. Comment peut-on comprendre – rien qu’en le regardant – de quelle ethnie est issu tel soldat russe dans telle unité, quand plus de 190 ethnies peuplent notre pays ? » « Bien entendu, le chef du Vatican ne pourra pas répondre à cette question. Il est devenu tout simplement victime de la propagande et de l’acharnement des médias étrangers », a-t-il estimé, renvoyant pape aux épisodes violents de l’histoire de l’Eglise catholique, citant « l’inquisition » et les « croisades ».

Les incendies accidentels en hausse

Neuf personnes sont mortes mardi en Ukraine dans des incendies domestiques causés par des bougies, générateurs et appareils à gaz que les Ukrainiens installent chez eux du fait des coupures d’électricité, ont indiqué mercredi les secours ukrainiens.

La Russie a massivement bombardé depuis octobre les installations énergétiques ukrainiennes, provoquant de graves dégâts et entraînant des coupures de courant qui affectent des millions d’Ukrainiens chaque jour. « Pour la seule journée d’hier (mardi), il y a eu 131 incendies en Ukraine, dont 106 dans des habitations privées. Neuf personnes sont mortes et huit ont été blessées », ont déclaré les services d’urgence ukrainiens dans un communiqué sur Facebook.

Les secours citent notamment « les bougies allumées », « les bonbonnes de gaz dans les appartements » ou encore « les groupes électrogènes sur les balcons » comme causes « d’incendies et d’explosions plus fréquents ».

Moscou revendique la conquête de villages près de Bakhmout

La Russie a revendiqué mercredi la prise de deux villages près de Bakhmout, ville de l’est de l’Ukraine aujourd’hui largement détruite, que les forces russes tentent de conquérir depuis l’été. « A la suite d’actions offensives, les soldats russes ont libéré les localités de Bilohorivka et Perche Travnia » (village appelé « Ozarianyvka » en ukrainien), a affirmé le ministère de la défense russe. Le premier village est situé à environ 25 kilomètres au nord de Bakhmout, et le second à une vingtaine de kilomètres au sud.

Depuis l’été, les combats font rage pour Bakhmout, que Moscou tente de conquérir sans y parvenir, malgré l’appui du groupe paramilitaire Wagner. La bataille a pris une importance d’autant plus symbolique pour les responsables russes que la conquête de la ville viendrait après une série d’humiliantes défaites, dont les retraites de Kharkiv (Nord-Est), en septembre, et de Kherson (Sud), en novembre. L’armée russe annonce régulièrement la prise de toutes petites localités dans les environs de Bakhmout mais n’a jamais semblé jusqu’ici en position de prendre la cité, qui compterait encore près de la moitié de ses 70 000 habitants, selon les autorités ukrainiennes. La ville est aujourd’hui partiellement détruite, en particulier en raison des combats d’artillerie, et n’a plus accès ni à l’électricité ni au gaz, selon un bulletin de la présidence ukrainienne mercredi matin.

Le chef financier du Groupe Wagner, le milliardaire Evgueni Prigojine, a surnommé la bataille « l’abattoir de Bakhmout », jurant vouloir y « détruire l’armée ukrainienne ». Les avancées russes autour de cette ville sont toutefois loin d’être suffisantes, selon le groupe de réflexion américain Institute for the Study of War, qui analyse au jour le jour les évolutions des mouvements militaires sur le front. L’institut a qualifié mercredi les progrès de Moscou de « marginaux » et juge peu probable que des forces russes « dégradées » puissent encercler Bakhmout rapidement.

Blinken qualifie de « barbares » les frappes russes visant les infrastructures civiles en UkraineLe secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a dénoncé mercredi les frappes « barbares » menées par la Russie contre les infrastructures civiles en Ukraine.

« Au cours des dernières semaines, la Russie a bombardé plus d’un tiers du système énergétique de l’Ukraine, plongeant des millions de personnes dans le froid et le noir », a-t-il déploré à l’issue d’une réunion de deux jours des chefs de la diplomatie de l’Otan à Bucarest. « Ce sont les nouvelles cibles du président Poutine (…) Cette brutalisation du peuple ukrainien est barbare », a-t-il ajouté.

 La Hongrie sous la menace pressante d’un gel des fonds européens

Les réformes engagées par Viktor Orban n’auront pas suffi : la Commission européenne a recommandé mercredi le gel de plus de 13 milliards d’euros de fonds européens destinés à la Hongrie, en réponse aux problèmes de corruption identifiés dans ce pays.

L’exécutif européen a finalement choisi de rester ferme face au dirigeant nationaliste — et ce malgré le « chantage » dont ce dernier est accusé, Budapest bloquant le plan d’aide commun de 18 milliards d’euros à l’Ukraine et l’impôt minimum sur les bénéfices des multinationales.

La Hongrie — qui dément tout lien entre ces blocages et la question des fonds européens — s’oppose aussi à de nouvelles sanctions contre la Russie avec laquelle elle maintient des liens, et reste le seul pays de l’Otan avec la Turquie à ne pas avoir ratifié l’adhésion à cette alliance de la Suède et de la Finlande.

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