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Guerre en Ukraine: Des frappes de drones et de missiles sur deux villages dans la région de Zaporijia

Par Y.B.-- 07-Déc-2022 0

Oleksandr Staroukh, le chef de l’administration militaire de la région de Zaporijia, a annoncé mardi matin sur Telegram que la Russie a lancé des frappes de drones et de missiles sur deux villages pendant la nuit, blessant une jeune fille de 15 ans et deux autres personnes.

La Biélorussie annonce des déplacements de troupes et d’équipements, l’Ukraine dénonce des manigances russes

La Biélorussie va déplacer des troupes et des équipements militaires aujourd’hui et demain dans le cadre de ce qu’elle présente comme des exercices de lutte antiterroriste.
« Les mouvements de [transports] de civils sur certaines routes et dans certains secteurs seront limités et il est prévu une utilisation d’armes factices pour ces exercices », a déclaré le conseil de sécurité biélorusse, cité par l’agence de presse officielle Belta, sans préciser les parties de son territoire concernées.

L’Ukraine dit craindre depuis des mois que la Russie, qui l’a envahie le 24 février, se serve à nouveau de la Biélorussie pour tenter une nouvelle incursion terrestre dans le nord de son territoire.
« Des unités ennemies sont en cours de formation sur des terrains d’entraînement de la république de Biélorussie »
, a déclaré l’état-major ukrainien, ajoutant que la Russie continuait d’attaquer l’Ukraine depuis le territoire biélorusse.
Le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou, a rencontré la semaine dernière son homologue biélorusse, Viktor Khrenine, pour discuter de la coopération militaire entre leurs deux pays.

Le Russie étend ses positions défensives à proximité de la frontière

Le gouverneur russe de Belgorod, ville située à 35 kilomètres de la frontière ukrainienne, annonce mettre en place des « unités d’autodéfense » locales, comme le rapporte le ministre de la Défense britannique.

Zelensky de retour du Donbass

Volodymyr Zelensky était dans le Donbass mardi. Le président ukrainien a diffusé trois vidéos de lui dans cette région dont Moscou a revendiqué l’annexion en septembre sans pour autant la contrôler. « L’est de l’Ukraine est l’axe [du front] le plus difficile », a-t-il déclaré à des militaires, à l’occasion de la journée des forces armées. « Merci pour votre résilience », a-t-il ajouté avant de remettre des décorations.

Varsovie accepte les missiles Patriot allemands

Les autorités polonaises ont annoncé mardi qu’elles accepteraient finalement sur leur sol les batteries de missiles Patriot proposées par l’Allemagne. Varsovie avait initialement suggéré de les envoyer en Ukraine.

L’Allemagne avait offert de déployer à la frontière orientale de la Pologne ces systèmes modernes de défense antiaérienne de fabrication américaine, après la chute meurtrière dans cette région d’un missile ukrainien.

Washington approuve la vente de 116 chars Abrams supplémentaires à la Pologne

Les Etats-Unis ont approuvé la vente à la Pologne de 116 chars de combat américains Abrams supplémentaires et d’autres armements lourds pour un montant total de 3,75 milliards de dollars après en avoir déjà acheté 250 en avril, a annoncé mardi le département d’Etat américain.

La Pologne souhaite acquérir 116 chars Abrams dans leur version modernisée (M1A1), 12 véhicules de secours M88A2 Hercules, 8 ponts mobiles d’assaut M1110 capables de faire franchir des rivières aux chars, une cinquantaine de véhicules légers et des armes légères et leurs munitions, pour un montant total de 3,75 milliards de dollars, selon la diplomatie américaine.

Cette vente de matériel sensible devait auparavant être approuvée par le gouvernement américain, et le Congrès en a été informé, a précisé le département d’Etat dans un communiqué. « Ce projet de vente va renforcer les capacités de la Pologne à répondre aux menaces présentes et futures en lui apportant une force crédible capable de dissuader les adversaires et de participer aux opérations de l’Otan », a ajouté le communiqué.

En Russie, un fugitif arrêté, suspecté d’être un déserteur du groupe Wagner

Les forces de l’ordre russes ont arrêté mercredi un fugitif accusé d’avoir blessé par balles un policier. L’homme est suspecté, selon des médias, d’être un déserteur du groupe paramilitaire Wagner, qui combat en Ukraine. Dans un communiqué, le Comité d’enquête russe, chargé des principales investigations criminelles, a précisé que le suspect, âgé de 38 ans, a été interpellé dans le village de Kisselevo, dans la région de Rostov-sur-le-Don, frontalière de l’Ukraine.

Selon cette source, il est suspecté d’avoir ouvert le feu mardi, à l’aide d’un fusil-mitrailleur, sur des fonctionnaires de police, en blessant un, dans la ville de Novoshakhtinsk. Se serait ensuivie une chasse à l’homme de près de vingt-quatre heures, jusqu’à son arrestation. Le suspect avait déjà été condamné par le passé pour « vol et cambriolage », a ajouté mercredi le Comité d’enquête.

Le média Baza, proche des organes de sécurité russes, affirme que le suspect purgeait justement une peine pour « vol et cambriolage » dans une prison du pays, d’où il aurait été recruté par le groupe Wagner pour combattre en Ukraine. Mais il aurait ensuite déserté. Interrogé sur le sujet, le chef de Wagner, Evgueni Prigojine, n’a ni confirmé ni infirmé l’appartenance du suspect à son groupe, tout en affirmant sur les réseaux sociaux que son équipe menait une enquête.

Depuis ces derniers mois, Le groupe Wagner est accusé d’avoir recruté des centaines de détenus dans les prisons russes pour qu’ils combattent dans les zones les plus chaudes du front en Ukraine, en échange d’une remise de peine. A la mi-novembre, Evgueni Prigojine a nié toute implication dans l’exécution brutale d’un membre présumé de son organisation accusé de désertion en Ukraine, après l’avoir pourtant saluée dans un premier temps.

Poutine reconnaît un « long » conflit

Vladimir Poutine a reconnu mercredi que le conflit en Ukraine était « long », tout en vantant des « résultats significatifs » en référence à l’annexion, qu’il revendique, de quatre régions ukrainiennes. « Bien sûr, c’est un long processus », a déclaré le président russe lors d’une réunion retransmise à la télévision avec son Conseil pour la société civile et les droits de l’homme, une assemblée pro-Kremlin.

L’offensive lancée en février était censée se solder par une victoire russe éclair, mais l’armée ukrainienne, galvanisée par les armes occidentales, a forcé, au printemps, la Russie à renoncer à prendre Kiev, puis à l’automne à se replier dans plusieurs autres régions. Répondant à l’un de ses interlocuteurs, Vladimir Poutine a noté mercredi que l’annexion de nouveaux territoires était un « résultat significatif pour la Russie ».

« La mer d’Azov est devenue une mer intérieure, c’est une chose sérieuse », a-t-il proclamé, en référence à cette mer bordant la Russie et le sud-est de l’Ukraine dont Moscou contrôle désormais tous les rivages. Le président Poutine faisait aussi allusion aux quatre régions ukrainiennes dont il a revendiqué l’annexion fin septembre, bien que la Russie ne les contrôle qu’en partie et que les combats y fassent rage avec les forces de Kiev. Ce mois-ci, l’armée russe a même dû se retirer de Kherson, la capitale de la région du même nom, que Moscou considère pourtant comme sienne.

Le Kremlin a toujours nié que son offensive contre l’Ukraine soit destinée à conquérir de nouveaux territoires, affirmant vouloir défendre les populations russophones et mettre fin à l’alliance entre Kiev et l’Occident.

Quelques minutes plus tôt, au cours de cette même réunion en visioconférence, M. Poutine est revenu sur la mobilisation de 300 000 réservistes, des civils, relevant que seule une moitié était dans l’immédiat déployée en Ukraine. « Sur 300 000 de nos combattants mobilisés, nos hommes, nos défenseurs de la patrie, 150 000 se trouvent dans la zone d’opération », a affirmé le dirigeant russe, précisant que 77 000 sont déployés directement au combat.

“RUSSOPHOBIE”

Le président russe Vladimir Poutine a accusé mercredi l’ONU et d’autres organisations internationales, ainsi que les médias occidentaux, d’avoir une attitude biaisée anti-russe quant à l’offensive lancée par Moscou en Ukraine.

“Ce n’est qu’après le début de l’opération militaire spéciale que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le Conseil de l’Europe et d’autres soi-disant organisations de défense des droits de l’homme ont soudainement ‘vu la lumière’ et ont commencé sans vergogne à démontrer leur parti pris cynique”, a fustigé Vladimir Poutine.

“Cela signifie que ces structures ne sont pas en mesure de remplir leurs missions statutaires”, a-t-il ajouté à la télévision, lors d’une réunion devant les membres triés sur le volet de son propre conseil des droits humains. Il a également accusé les “médias étrangers” de diffuser des “faux ignobles” et des “mensonges flagrants” sur l’offensive de Moscou, les fustigeant pour leur “racisme ouvert” et leur “russophobie agressive”.

 

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