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Saïd Bouhadja : “je suis prêt pour la démission “

Par yacine.b -- 30-Sep-2018 1331

Les groupes parlementaires de l’alliance présidentielle ont décidé de suspendre toute collaboration avec lui, ce qui l’a considérablement affaibli et poussé, en fin de compte, à abdiquer.

Le président de l’Assemblée populaire nationale, Saïd Bouhadja, va présenter incessamment, sa démission, à la suite de fortes pressions exercées sur lui par les partis de l’alliance présidentielle qui réclament son départ. Contacté hier par Ennahar, le troisième personnage de l’État a affirmé : “Il ne reste plus rien. Je vais remettre ma démission. C’est une cabale.” Ce qui confirme que son départ est une affaire de quelques jours, le temps certainement de mettre en place les procédures réglementaires. Cependant, politiquement, la démission est quasiment actée. La contestation menée contre lui par le groupe parlementaire du FLN a été, en effet, renforcée ces deux derniers jours par les députés du RND, du MPA et de TAJ, après une opération de lobbying orchestrée en haut lieu. Il est reproché à Saïd Bouhadja, notamment le limogeage du secrétaire général de l’APN, Bachir Slimani, l’utilisation abusive des finances de l’APN et le non-respect des décisions de sa formation politique, le FLN. “Je vous confirme que nous demandons le départ de Saïd Bouhadja et que nous avons sur le sujet la même position que le FLN”, nous a déclaré au téléphone le chef du groupe parlementaire RND à l’APN, Fouad Benmarabet. “Nous sommes en situation d’attente de la confirmation officielle de sa démission”, ajoute notre interlocuteur, qui précise qu’il y a eu effectivement des contacts entre les partis de l’alliance présidentielle siégeant à l’Assemblée nationale autour de cette question. “Il y a, au sein de l’APN, une situation de crise. Il fallait se concerter. Ce n’étaient pas des réunions, mais plutôt des rencontres individuelles entre députés”, étaye Fouad Benmarabet. “Cela va se faire dans les prochaines heures”, nous a, également, certifié Seddik Chiheb, député et porte-parole du RND, à propos du départ du président de l’APN. Saïd Bouhadja aurait, selon ses proches, résisté jusqu’au bout. Mais la coalition formée contre lui par le RND, le FLN, le MPA et Taj l’a considérablement affaibli. “Ces derniers ont décidé de suspendre toute collaboration avec lui. Il savait qu’il risquait une motion de défiance”, renchérit un cadre du FLN qui a requis l’anonymat. Jeudi, en regagnant l’hémicycle pour présider une séance de questions orales adressées à certains ministres, Saïd Bouhadja a déclaré que “la destitution du président de l’APN n’a pas été à l’ordre du jour de la réunion du groupe parlementaire” avec le SG du FLN tenue mercredi dernier au siège du parti à Hydra. Effectivement, à l’issue de cette rencontre, Djamel Ould Abbes a confirmé que sa rencontre avec le groupe parlementaire FLN vise à coordonner les interventions des députés en vue du débat et de l’adoption de la loi de finances 2019 et de mieux préparer le renouvellement partiel des membres du Sénat. Interrogé sur la fronde contre le président de l’APN, Ould Abbes a, néanmoins, eu cette réponse énigmatique : “On n’a procédé à aucun retrait de confiance, mais celui qui dépasse la ligne rouge au Parlement ne fera plus partie des nôtres. Je ne suis pas en train de m’ingérer dans les prérogatives de président de l’APN, mais j’ai la possibilité d’intervenir dans le fonctionnement du Parlement.” Le Front de libération nationale a également installé, ce jour-là, un comité de crise au niveau de l’Assemblée nationale, “afin de parer à toute éventualité et de faire face à toute situation d’urgence”. En marge de la séance plénière consacrée jeudi dernier aux questions orales, tous les députés FLN que nous avons approchés ont certifié que “la destitution de Bouhadja ne peut se faire sans l’appui de la Présidence”

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