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Cyclisme : 23e édition du Tour d’Algérie , ”Sport et tourisme”

Par Chabane BOUARISSA-- 08-Mar-2023 70

C’est le deuxième jour de la fête pour cette première étape Bordjienne du Tour d’Algérie pour rejoindre la capitale d’El Hodna, M’Sila avec le déroulement d’un prologue autour de la ville, avant que le peloton ne mette le cap sur M’sila (121 km) pour la 2e étape, et d’opérer un transbordement vers l’oasis de Boussaâda, lieu de départ de la 3e étape, qui mènera les coureurs à Biskra.

“Une ambiance comme aujourd’hui, moi je n’ai jamais vécu ça. C’est la première fois que je viens sur un départ de Tour d’Algérie”, se réjouit une spectatrice. Le Tour d’Algérie connaît la recette du succès : celle d’une effervescence populaire et festive. Immanquable pour les centaines de curieux venus admirer le spectacle.

« Sur le plan organisationnel, tout se passe pour le mieux et la préparation se déroule dans les meilleures conditions possibles et ce grâce à contribution et l’énorme coup de main des autorités civiles et les différents services de la sécurité nationale et garce à tous ceux qui nous aident et nous accompagnent pour la réussite de ce rendez-vous sportif, avait déclaré le président de la fédération du cyclisme, M. Kheiddine Brabri.

Le premier jour de la fête, était consacré au prologue autour de la ville de Bordj Bou Arreridj où l’Allemand Callies Adrian de l’équipe “Embrace the World Cycling” s’est adjugé la première étape du Tour, un contre-la-montre individuel de 4, kilomètres (prologue), disputé mardi autour de la ville de Bordj Bou Arreridj.

L’Allemand de 26 ans, qui a endossé par la même occasion le maillot jaune de leader, a parcouru la distance avec un chrono de 5’19,51 et une moyenne de vitesse à 67,71 km/h, reléguant à plus de cinq secondes le Néerlandais Quaedvelieg Lars (5’24,85) de la formation “Universe Cycling Team” et l’Italien Oioli Manuel (5’25,95) de l “Q36.5 Continental Cycling Team”.

Dans une déclaration à la presse, Callies s’est dit “très heureux” de ce succès, soulignant qu’il a eu beaucoup de chance de s’être lancé avant le début des chutes de pluie.

“Je suis très content de cette victoire dans cette belle ville de Bordj Bou Arreridj, où un public nombreux est venu nous soutenir malgré le mauvais temps”, a-t-il déclaré.

Encouragés par une foule enthousiaste venue les soutenir tout au long du parcours de l’étape, les coureurs Algériens ne sont pas parvenus à se montrer à leur avantage lors de ce prologue, alors que Youcef Reguigui, engagé avec la formation malaisienne “Terengganu Polygon”, s’est hissé au cinquième rang avec un temps de 5’28,86.

A l’issue de cette première étape du TAC-2023, qui a enregistré l’abandon du coureur du team malaisien Hamdan Wan Abdul Rahman (Terengganu Polygon), le maillot vert du meilleur sprinteur a été enlevé par le Néerlandais Quaedvelieg Lars de “Universe Cycling Team”, alors que le maillot blanc du meilleur espoir a été porté par l’Italien Oioli Manuel, tandis que le maillot à pois du meilleur grimpeur est revenu au Néerlandais Stravers Jarri.

Les gens sont heureux et fiers de montrer leur région :

Capitale des Bibans, Bordj Bou Arreridj est un carrefour de la diversité culturelle algérienne et une concrétisation des efforts de développement après l’indépendance. « Notre wilaya présentera à ses hôtes aussi bien la culture amazigh que celle de l’Est et du Sud du pays », disent les natifs de cette région qui vous énumèrent les lieux et vous les présentent en un simple tour. L’imposant site qui s’offre aux visiteurs,  Bordj Mokrani, vestige de plusieurs civilisations, bien avant l’époque romaine, le château El Mokrani ou Bordj El Mokrani, est un symbole significatif de la résistance algérienne à travers les époques. Ce bordj ou fort est édifié sur un rocher de quinze mètres de hauteur, surplombant toute la ville de Bordj Bou-Arréridj, ce qui rend le site visible de tous les côtés et est aussi un poste d’observation et de surveillance. La vue d’en haut est magnifique et l’on peut voir tous les villages environnants, même ceux situés à une vingtaine de km d’où sa position stratégique pour défendre, à travers les époques, toutes les portes d’entrée de la ville et protéger du temps des invasions, l’unique source d’eau appelée à l’époque Aïn Bordj.

A l’intérieur de la ville ou en dehors, il suffit juste de creuser avec un doigt la terre pour trouver une pièce, une poterie, une trace qui montrent que la région est habitée depuis des siècles et qu’elle était un centre de civilisation.

Les villages d’El Ksour, d’El Kalaa, de Samaa, de Tihamamine, M’Zita, de Teffreg,…vous racontent la région de la préhistoire jusqu’au présent. Ils vous donnent l’impression de voyager dans le temps et surtout sans truquage.

Bordj Bou Arreridj a su joindre l’ancien au moderne et arrive par son industrie à se poster comme la silicone vallée de l’électronique.

Mercredi 08 mars, le  peloton a mis le cap sur la capitale d’El Hodna, M’Sila pour la 2e étape de 121 km et d’opérer un transbordement vers l’oasis de Bou-Saada, lieu de départ de la 3e étape, qui mènera les coureurs à Biskra, le 09 mars.

M’sila fut le lieu de brassages de plusieurs civilisations. Faisant partie du royaume de Massinissa, c’était une terre Berbère, mentionnée par Ibn Khaldoun. La ville a été fondée par les Fatimides, dynastie d’Ifriqiya en 925,  à 3.5 Km au Nord Ouest de l’antique Zabi, la ville romaine  « comme poste avancé de leur domination et base militaire à l’intérieur de la Berberie. En 1015 et sur le même site, les Hamadites édifièrent le premier noyau urbain de M’Sila, un Ksar d’aspect saharien connu sous le nom de Kherbet Tellis auquel s’est accolé plus tard un autre quartier la Dacherra  de Chettaoua. L’arrivée des Turcs en 1516 se matérialisa, d’un point de vue urbain, par la naissance d’un troisième quartier érigé selon le modèle autochtone, situé au Nord-Ouest de la route de Selmane. La Dacherra de Kraghla et Rass El Hara destiné à l’habitation des Kul-Oghli.

En sortant du chef lieu de la wilaya, M’Sila regorge d’attraits touristiques qui en font une destination distinctive pour ses itinéraires touristiques et ses sites attractifs tels que : Boussaâda, Al Hamel, Al Maadid, Ouled  Derradj, Hammam Dhalaa, Ben S’Rour, Sutt El Hodna, Kalaa de Ben Hammad et d’autres …

La Kalâa des Béni Hammad est un site archéologique remarquable dans la commune d’El Maadid qui se situe à 36 km au nord-est de la ville de M’Sila. Cet ensemble, constitué de ruines préservées à 1 000 m d’altitude, est situé dans un site de montagnes d’une saisissante beauté sur le flanc sud du Djebel Maâdid. Fondée au début du XIe siècle par Hammad, fils de Bouloughine (fondateur d’Alger), et abandonnée en 1090 sous la menace de l’invasion hilalienne. C’est un des complexes monumentaux les plus intéressants et les plus précisément datés de la civilisation islamique. Elle fut la première capitale des émirs Hammadides et a connu une grande splendeur. La Kalâa comporte, à l’intérieur d’une enceinte fortifiée de 7 km partiellement démantelée, un grand nombre de vestiges monumentaux, parmi lesquels la grande mosquée et son minaret, et toute une série de palais. La mosquée, avec sa salle de prière de 13 nefs à 8 travées est la plus grande après celle de Mansourah et son minaret est le plus ancien d’Algérie après celui de Sidi Boumerouane. Les ruines de la Kalâa témoignent du grand raffinement de la civilisation Hammadide, d’une architecture originale et de la culture palatiale de l’Afrique du nord.

Boussaâda, cité du bonheur, oasis d’Alger, porte du désert ou l’enfant unique de sa région, bien des appellations nomment la ville de Bousaâda. Un endroit particulier qui a vu naître un panel de personnalités et qui enflamma l’imaginaire de nombre de créateurs, romanciers, poètes, journalistes, peintres, ethnologues, sociologues et artistes, tels que Guy de Maupassant, Isabelle Eberhardt,  Nasreddine Etienne Dinet. D’ailleurs, ce dernier ne s’y est pas trompé ; il s’y établit, s’y convertit à l’Islam et y construisit l’essentiel de son œuvre picturale.

Elle est surnommée «Porte du désert» car elle est l’oasis la plus proche du littoral algérien. Fondée au VIe siècle de l’Hégire par Sidi Tamer Ben Ahmed El Fassi  avec Sidi Slimane, Bousaâda, dont le nom signifie en arabe «le père du bonheur», se situe aux pieds des montagnes des Ouled Naïl. Sa position au croisement d’axes fondamentaux entre le Mzab et le Tell a fait d’elle une ville prospère, peuplée d’un mélange de races et fréquentée par les nomades.

Selon des spécialistes avant leur arrivée à Boussaâda, et bien avant Sidi Tamer et Sidi Slimane, les Bdarna, une fraction des Beni Soulaim issus des Beni Hilal, avaient trouvé à Boussaâda des passeurs berbères. Preuve que cette oasis existe depuis très longtemps.

Aujourd’hui, le visiteur peut profiter de la place des chameaux, au jardin de l’hôtel Kartala, en passant par la vieille médina, le tombeau de Nasreddine Dinet, le vieux ksar, le fort Cavaignac, le moulin Ferrero, le souk de l’artisanat et la zaouia d’El Hamel, les sanctuaires où reposent Mohammed Ben Belgacem, fondateur de la zaouia Rahmania d’El Hamel et sa fille Lalla Zineb et son musée doté d’une bibliothèque de 6 000 ouvrages, le quartier européen…
La valeur architecturale de ses jardins verts avec des murs si bien construits qu’on oublierait presque qu’on n’est pas dans une zone désertique.

N’oublions pas aussi, la femme Boussaâdi, « elles ne vieillissent pas », racontaient les voyageurs qui ont séjourné à Boussaâda, dans un récent passé, et qui n’ont pas manqué de tomber sous le charme de cet oasis de beauté et de paix qui les entraînaient dans un monde d’enchantements.

Il ne faut quitter la région sans goûter à ses délicieux et atypiques plats culinaire : Chakhchoukha et Zfiti.

De cette porte du désert, le peloton enchaînera, dans la matinée du 09 mars,  avec la troisième étape en ouvrant une autre porte du désert,  qui mènera les coureurs sur 176 km à la capitale des Zibans,  Biskra. Plaque tournante reliant le Nord au Sud et disposant d’un fort potentiel touristique.

C’est une ville accueillante où il fait bon vivre. La sécurité y règne et ses habitants sont chaleureux, ouverts d’esprit et solidaires.

Les marques du passé, qui se traduisent notamment par le patrimoine matériel, font de Biskra un territoire avec un grand potentiel touristique. On retrouve des traces de ce passé dans son architecture, dans ses vestiges et dans chaque coin et recoin, pour peu qu’on s’y intéresse.

C’est à Biskra, à Tahouda (Sidi Okba), que se trouve le palais de Dihya, reine Amazigh, même si de nos jours le site s’est malheureusement dégradé.

Impossible de raconter Biskra sans évoquer Sidi Khaled, ville de poètes et d’intellectuels par excellence (le parolier Mohamed Angar, par exemple, y est originaire), et sans revenir sur l’une des plus belles histoires d’amour algériennes et universelles, celle entre Hiziya et Sayyed.

En plus des magnifiques palmeraies qui s’étalent à perte de vue et qui pourraient aussi être exploitées touristiquement, il y a des stations thermales réputées (Hammam Salihine, Hammam El-Hadjeb, complexe Sidi Yahia), une immense ville aquatique, à côté de laquelle se dressaient trois jardins thématiques…

Le tourisme cultuel pourrait également y faire florés, avec le nombre important de lieux de culte (comme la mosquée Sidi Okba et la zaouïa Tidjania) et de mausolées, à l’exemple de Sidi Zarzour, dont la légende raconte qu’il a bâti sa maison en plein oued et que ce dernier s’est séparé en deux en arrivant au niveau de sa qobba.

Pour bien apprécier la visite, dégusté le plats et les produits de la région est un autre plaisir à ne pas omettre ‘’Doubara’’ et les dattes ‘’Deglet Nor’’ devraient être du menu.

Après cette virée aux portes du désert, la caravane du Tour d’Algérie, pour la 4e étape, remontera sur une distance de 119 km vers la capitale des Aurès, Batna. Cette ville touristique et culturelle faisait partie de la Numidie et des premiers royaumes indépendants berbères comme en témoigne le monument de Madracen, non loin de la ville. La vallée dans laquelle est installée la ville de Batna faisait jadis partie d’un territoire sous la domination de la vieille ville romaine de Lambèse.

Cette région où la caravane du Tour d’Algérie va complètement changer de décors, est une région montagneuse est riche par ses sites naturels et son histoire qui remonte à des millénaires. Elle est une destination favorite des touristes nationaux et internationaux qui viennent pour découvrir des sites touristiques de renommée mondiale, dont le magnifique site de Timgad. Il s’agit de la cité antique romaine, surnommée la Pompéi de l’Afrique du Nord et classée patrimoine mondial par l’Unesco. Au-delà de ce musée grandeur nature, Batna dispose d’autres vestiges antiques, dont Lambèse avec une architecture impressionnante, remontant à l’an 128 avant J.-C. La magnifique vallée de l’oued El Abiod à Rhoufi avec ses vallées, ses ruines et ses rivières, est l’autre joyau de Batna, avec le mausolée Medghassen qui fait partie de plusieurs autres mausolées berbères de forme pyramidale. Sans pour autant oublier le canyon de Rhoufi, un site à la fois naturel et archéologique façonné par Dame nature et l’ingéniosité humaine à l’image de la forteresse Bellezma et le grenier Igelfen de Tigharghar et de Baloul entre autres vestiges composant le patrimoine historique, identitaire de cette région de l’est Algérien.

Batna, de par ses origines et sa nature, cumule beaucoup de fêtes traditionnelles. Les deux importants événements que les Batnéens célèbrent chaque année sont le Nouvel An amazigh (Yennayer) et la fête de l’automne (Tkout).

Cette dernière est une célébration qui se tient chaque année en fin d’été et au début de l’automne. La fête «Tkout» doit son nom à une petite localité mi-ville, mi-village, blottie au coeur même des Aurès, entre Batna et Biskra «Tkout» est une fête ancestrale de la région chaouie. Elle a été instituée par le roi Massinissa lui-même car on l’appelle aussi «Lam Ouguelid», qui signifie «Le marché du roi». Massinissa, qui a sédentarisé les nomades berbères en bâtissant les villes et en lançant l’agriculture, a créé ce marché pour célébrer la première gerbe de blé. Puisant son nom de la localité de Tkout, l’événement s’est transformé au fil du temps, en manifestation culturelle et économique.

La ville de Tkout était, depuis Massinissa, le bastion de la résistance militaire nationale. Elle a donné avant l’indépendance des contingents de martyrs à la grande guerre de Libération nationale.

L’autre fête célébrée chaque année, c’est Yennayer (nouvel an Amazigh) qui a toujours été et reste encore, une tradition ancrée dans l’histoire de l’Algérie. La célébration de Yennayer pour les Batnéens, est une tradition ancestrale, avec ses valeurs et sa dimension actuelle en tant que socle de l’unité et de la cohésion nationales.

Puis, pour la  5e étape, la  caravane va parcourir 143,9 km pour rejoindre la capitale des Hauts Plateaux, Sétif qui tire son nom du Latin, mais c’est un mot berbère “Zdif” qui signifie “terres noires” allusion faite à la fertilité de ses terres. Sétif a été Numide avant de subir la domination romaine. Elle faisait partie du royaume des messasyliens et en l’an 225 avant J.C elle était la capitale d’un royaume berbère, titre qu’elle perdit lorsque Juba lui préféra Cherchel. C’est près de Sétif que Jugurtha livra une grande bataille à Marius.

Aujourd’hui, Sétif avec ses environnements urbains propres et spacieux ainsi que son climat sec font d’elle une destination qu’on ne se contente pas de visiter le temps d’un weekend ou d’un passage. Les participants à cette édition, seront déçus s’ils ne vont pas visiter : Djemila,  une cité antique constituant un des plus beaux ensembles de ruines romaines du monde. Classée patrimoine mondial par l’Unesco. Voyager dans le temps entre les somptueux colonnades et arcs de triomphes y relient les amphithéâtres, les temples et les marchés d’un autre temps. Sans oublier, bien sûr, de faire un saut par le musée jouxtant le site. Une fois dans la ville de S2tif, il faut visiter aussi les musées, flâner dans les jardins Émir Abdelkader, un véritable musée à ciel ouvert, au milieu de ces 200 stèles et Raffaou qui conserve des vestiges de bains romains, ainsi qu’un splendide château d’eau remontant à l’époque de l’antique Sitifis.

‘’Celui qui n’a pas vu Aïn Fouara n’a pas visité Sétif’’, une fontaine centenaire en plein centre ville de Sétif, ornée par une statue qui l’ornemente figurait parmi la collection des chefs-d’œuvre du Louvre avant de devenir un emblème aimé des Sétifiens.

Pas loin d’Aïn Fouara, un édifice au style ottoman mais bâti et financé en 1845 par des sétifiens : la  mosquée El Atiq qui fait la fierté de toute la population de la région. L’édifice représente le plus ancien lieu de culte musulman de la région. À sa dimension religieuse se joint une symbolique très forte liée à l’insoumission des Sétifiens face aux colons. Devant le refus de ces derniers de construire un lieu de prière pour les indigènes musulmans, une collecte dons.

Après des kilomètres de pédalage,  les différentes stations thermales de Hammam Sokhna, d’Ouled Tebbène et d’El-Hama au sud de la wilaya et de Hammam Guergour au nord, offrent en plus d’une bonne cure grâce à ses bains romains, des cadres naturels à couper le souffle.

Le mont Megres, un autre lieu de rendez-vous des amoureux de sorties en plein air culmine à 1.720 m à seulement quelques minutes de route de la ville.

Une virée à l’emblématique plaque tournante du commerce transnational en Algérie, voire en Afrique du Nord, à savoir le marché Dubaï d’El-Eulma, plus connu chez les habitants de l’ex-Saint-Arnaud sous le nom d’El-Charaâ (la rue), est plus qu’une affaire commerciale, c’est point de rencontre avec des personnes de toute l’Algérie et d’Afrique du Nord.

A 129,4 kilomètres de Sétif, pour sa 6e étape, la caravane de Tour d’Algérie va remontée vers l’une des villes les plus anciennes au monde, la capitale de l’Est Algérien, Constantine. La ville est située sur un plateau rocheux à 640 mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle est littéralement coupée en deux par un profond ravin où coule l’oued Rhummel. Le ravin est traversé par quatre ponts qui relient la ville entre elle. Le canyon fait 1 800 m de long et atteint une profondeur de 135 m à son début à près de 200 m au niveau du pont de Sidi M’Cid. Rien que cela donne envie d’aller la découvrir ! Cette cité algérienne captive bon nombre de visiteurs par son impressionnante histoire et ses nombreuses richesses touristiques.

Surnommée la ville des ponts suspendus, Constantine comporte plusieurs ponts qui relient des différents endroits en traversent des gorges. Ces ponts, dont le pont de Sidi M’Cid et la passerelle Mellah Slimane font aujourd’hui les destinations préférées des visiteurs et des touristes.

Quand on parle de Constantine, on évoque Cirta, cet ancien nom historique qui a survécu des siècles. Effectivement, Cirta est le nom de l’ancienne capitale de la Numidie soit plus deux cents ans avant J.-C ensuite, elle devient une province romaine et ce n’est que plusieurs siècles après J.-C qu’elle prendra le nom de Constantina sous le règne de l’empereur Constantin.

Aujourd’hui, Constantine est l’un des plus importants pôles touristiques en Algérie, cette wilaya comporte bien de trésors culturels que naturels.

Ce sont plusieurs sites archéologiques qui font de Constantine l’une des destinées touristiques les plus importante en Algérie voir au monde, dont les sites :

-Tiddis (Castellum Respublica Tidditanorum) : ruines d’une ancienne ville berbère (numide) puis romaine, cette ville qui se situe dans une colline comporte des trésors archéologiques dont des thermes, citernes, rues, escaliers, etc… Tiddis est la ville natale de Castellum Respublica Tidditanorum, cette personnalité berbère romanisée a occupé plusieurs fonctions dont : sénateur romain, gouverneur de la province de Germanie inférieure, légat propréteur de la province Britannia, préteur de Rome, etc…

-Mausolée de Quintus Lollius Urbicus : un mausolée en excellente état de conservation, se trouve à quelques kilomètres de la ville antique Tiddis, ce mausolée fut construit en l’hommage de la famille de Quintus Lollius Urbicus.

-Mausolée Soumaâ du Khroub : l’un des plus importants mausolées berbères, ce mausolée dit le Mausolée de Massinissa est considéré par plusieurs chercheurs comme le Mausolée du roi Massinissa, c’est l’unique mausolée qui n’a pas été fouillé par des chercheurs de trésors. Le mausolée a été fouillé par des chercheurs français et les trouvailles trouvées dans la chambre funéraire (casque en bronze, épée, etc …) sont exposées aujourd’hui au musée de Cirta à Constantine.

-Musée de Cirta : Le musée de Cirta est l’un des plus importants musées archéologiques en Algérie, ce musée dispose des plus importantes pièces archéologiques de l’époque numide et romaine trouvées à l’Est de l’Algérie, ainsi que plusieurs berbères qui remontent à l’époque islamique.

Les visiteurs trouvent un aqueduc et un pont romain à l’intérieur de la ville, ainsi que plusieurs autres vestiges :

 -Le Pont Suspendu de Sidi M’Cid a été construit en 1912 juste en haut d’une arche naturelle. Le pont est d’une longueur de 164m et d’une hauteur de 175m, depuis le pont la vue offerte sur les gorges et la vallée du Hamma est fantastique.

– Le Monument aux Morts est un Arc de Triomphe situé en haut d’une falaise de la rive droite offrant une superbe vue sur Constantine.

– Le Pont d’El Kantara, le Pont Sidi-Rached, le Pont du Diable et le Pont des Chutes.

– La Mosquée Emir Abdelkader qui partage les bâtiments de l’Université des Sciences Islamiques est un chef d’oeuvre architectural de l’art arabo-andalou.

– Le Musée de Cirta date de 1930 et présente diver vestiges antiques, numides et romains ainsi que des collections de peintures orientalistes du XIXe siècle.

– La Brèche (Place du 1er Novembre) est une place du centre ville de Constantine, elle tient son nom du fait de l’invasion française, c’est à cet emplacement que les soldats français furent une percée et ainsi occupé la ville.

Constantine dispose d’une zone agricole prospère et diversifiée, autrefois Constantine était le grenier de l’Empire Romain.

Les infrastructures de transports sont conséquentes avec notamment la présence d’un aéroport international, d’une gare ferroviaire, d’une gare routière, d’un tramway.

La ville de Constantine est aussi un important centre culturel, architectural et industriel avec notamment la présence de deux grandes universités : l’université Mentouri de Constantine (UMC) est l’une des plus grandes d’Algérie et l’université des sciences islamiques, une merveille architecturale.

Constantine est aussi réputée pour la diversité de spécialités culinaires adaptées aux quatre saisons de l’année et la variété du contenu des tables ou meidas proposées aux convives : Chbâh’s-fara, un tagine sucré typiquement constantinois, la Chorba appelée Djari Frik et d’autres plats dignement préservés comme Tadjine Rkham, Tadjine Zitoun, Tadjine Bounarin, Rfiss constantinois, Tajine choua, Tajine el Kafta, Tajine el mechmach, Tajine el gnaouiya, Tajine lham lahlou ou layne, Tajine sfarjel…

Trida est l’une des spécialités de Constantine et ses environs. Ce sont des petits carrés de pâtes artisanales à base de semoule, sel et eau passés finement à l’aide de la machine à pâtes pour être soigneusement découpés en petits carrés.

S’agissant des pâtisseries, on retrouve Samsa, un gâteau traditionnel riche et aromatique aux saveurs des cacahouètes et amandes. La cuisine constantinoise traditionnelle comprend quatre principaux ingrédients : les fruits secs (prunes, raisins secs), les dattes, les céréales et le lait, les amandes…

Pour la deuxième moitié du Tour d’Algérie 2023, les coureurs se dirigeront  vers les villes côtières, à savoir, Skikda (7e étape, 83,6 km), Jijel (8e étape, 150 km) et Bejaia (9e étape ; 88,5 km), avant de rallier Tizi Ouzou pour la dixième et dernière étape (122km).

Constantine-Skikda 83,6 km

A Skikda,  grâce à un réseau de communication performant aussi bien par voie maritime (Entreprise Portuaire de Skikda), routière ou ferroviaire. Skikda est un débouché maritime important pour bon nombre de wilayas et notamment celle de Constantine.

La ville était appelée Rusicade à l’époque romaine, un nom phénicien qui signifierait ‘’Cap des Cigales’’  ou promontoires du feu, ‘’Rus et Ucadh’’ en punique ou ‘’Raas el Wakad’’ en  arabe une probable allusion à l’existence d’un phare sur l’un de ses promontoires dormant sur le golf de Stora l’antique sinus numidien.

En plein centre de la ville, l’amphithéâtre romain, édifié au IIIe siècle de l’ère chrétienne d’une capacité est plus importante que celle des amphithéâtres de Guelma et de Timgad. Le théâtre municipal est d’un style similaire, par certains de ses aspects, au style
baroque et constitue l’une des curiosités de la ville.

Du fait de la diversité des influences climatiques et des ensembles naturels, bordée  par les montagnes de Collo à l’Ouest, la vallée du Saf-Saf au centre, les pleines côtières à l’Est, Skikda abrite un patrimoine naturel remarquable et diversifié.

Les plages représentent 20 % de son territoire :

Stora, ancien comptoir Phénicien puis Romain, port de pêche et de plaisance, plages de sable fin et infrastructures balnéaires diverses. La corniche de Stora offre aux promeneurs sur trois (03) Km une vue imprenable sur la mer et l’horizon.

On peut également y admirer l’ancien refuge des galères phéniciennes, l’île de Serigina, à quelques encablures de la côte et le phare imposant qui s’y dresse, ancien repère pour les vieux bateaux de l’histoire en quête d’accostage.

Les Platanes ou Ben M’Hidi, plages de sable fin à perte de vue, sur 10 km jusqu’au mont de Fil-Fila,   d’où on peut admirer les couchers de soleil les soirs d’été.

La Marsa : station balnéaire située à 65 km à l’est de la wilaya , avec ses plages d’une rare beauté, dispose d’un port de pêche et de plaisance et d’une diversité de faune et de flore proliférant à la faveur d’une vaste zone humide composées de rivières et de lacs favorables au développement du tourisme scientifique, de pêche, de chasse, sportif.

En plus de la mer, la région renferme deux sources thermales à vertu thérapeutique confirmée dans la localité de Azzaba (à l’est de la wilaya).

La région est connue aussi par sa fête de la Fraise, événement annuel qui se tient au mois de mai pour célébrer l’une des spécialités de la région.

Skikda vers Jijel sur une distance de 150 km

Là où l’histoire et la nature se côtoient dans un cadre féerique, Jijel qui a été le carrefour de plusieurs civilisations dont les traces se trouvent ici et là sur son territoire. Son nom chez les phéniciens était « Igilgili », ce qui donnera par la suite « Igilgilis » puis « Djidjel » et « Djidjeli ». Selon certaines version le nom originel de la ville viens du berbère « Ighil Gili » qui signifie, la colline de l’exil ou encore « Ighil Ighil » qui voudrait dire de colline en colline.

Vers le Xe siècle avant l’ère chrétienne, les Phéniciens, marins et marchands, en quête de bases pouvant offrir le maximum de sécurité à leur commerce, s’installent à Jijel où ils fondent un comptoir.

Au Ve siècle avant J.C. les Romains occupent la petite cité phénico-berbère, qu’ils élevèrent sous Octave en 33, au rang de Colonia Romana, administrée par un sénat, à l’instar des villes romaines importantes.

Arrivant des pays germaniques, les Vandales traversèrent l’Espagne et défilent sur l’Afrique du Nord. Ils détruisent Igigili en 429.

C’est un port sur la mer Méditerranée, à l’extrémité Est d’une côte à falaises nommée la Corniche kabyle. Elle est adossée au massif montagneux de la Petite Kabylie.

Jijel est une ville touristique connue par la beauté de ses plages. Le littoral jijelien s’étend sur 120 km et compte 50 plages dont 23 sont surveillées. Les plus connues sont : Kotama, La crique, Grand Fare, Andreux, Rocher noir, Rocher aux moules, Cavallo, Ziama Mensouria, Tassoust, Béni Belaid.

Le parc animalier de Taza contient une variété d’animaux rares et protégés.

Certaines grottes, découvertes lors de l’ouverture de la RN 43 en 1917, sont d’une rare splendeur : “Les grottes merveilleuses” situées à 35 km à l’ouest de Jijel sur les falaises rocheuses, représentent une vraie merveille de par les formes de sculptures qu’elles englobent et “Ghar El Baz” est un véritable musée préhistorique. Son nom est en rapport avec la forme naturellement façonnée de la roche intérieure dont la ressemblance rappelle étrangement celle d’El Baz (Aigle en berbère).

Le visiteur ne peut pas quitter Jijel sans déguster sa richesse culinaire : Maslouk à Jijel ou Cherchem dans la région: Ce plat typiquement Jijelien, est constitué par du blé bouilli, de lentisque (graine noire des buissons qu’on appelait “Tro”) ; Bouicha ou pour d’autres Bouyacha : plat typiquement traditionnel pour Achoura, fait à base de grosse semoule, de dattes et d’huile d’olive ; Ayerni, une purée à base d’une plante appelé ayerni, de lait caillé ou petit lait, de semoule et d’huile d’olive. Cette préparation printanière est servie en entrée ou en plat principal avec de la galette et rarement en dessert ; Berkoukes, préparé à la base de semoule roulée, qkedide (viande séchée), viande de veau, sel, eau, poivre noire, tomate, oignons, persil, huile ; Meslouk : préparé à la base de haricots et de blé haricots et de blé cuits dans de l’eau et du sel ; Bouyacha : préparé à la base de semoule grosse, sel, eau, huile d’olive, dattes ; Drihmate : préparé à la base de semoule, viande de veau, sel, eau, poivre noire, semen, oignons, huile, pois chiches, huile, tomate ; Arbit : c’est un met traditionnel fait à base de plantes que l’on récolte le plus souvent en hiver et en début de printemps ; Douida au poulet ; Seksou bel hout di Jijel ; Zrir di Jijel ; Aghrouf ;…

Jijel-Bejaia :

À 88,5 kilomètres à l’ouest, toujours sur la côte méditerranéenne, entre les grands massifs de Djudjura, des Babors et des Bibans, Béjaïa (Bgayet en Tamazight) est l’une des plus anciennes villes d’Algérie que le peloton rejoindra à partit de Jijel.

Elle fut nommée Saldae à l’époque romaine puis Bougie sous l’ère française.  La ville est dotée d’un aéroport et d’un port ayant l’une des plus belles baies du littoral algérien. Elle est surplombée par le Mont Gouraya, haut de 660 mètres d’altitude et qui fait partie du Parc National de Gouraya.

Le Pic des Singes : C’est un endroit à visiter absolument, le Pic des Singes comme son nom l’indique est un pic situé en bord de mer offrant une vue unique sur la mer, les collines et les falaises qui l’entourent. Un chemin taillé dans la roche permet l’ascension jusqu’au sommet où la rencontre avec des singes est presque inévitable. Au sommet se trouve une table d’orientation du lieu et une merveilleuse vue panoramique.

Le Cap Carbon : Il est à la fois l’un des plus hauts phares de la mer Méditerranée et le plus haut phare sur site naturel au monde. Le Cap Carbon est situé à l’est de la ville de Bejaia dans le parc du Gouraya. Ce site exceptionnel est bâti sur un rocher plongé dans la mer.

Les Aiguades : Cette plage accessible par un chemin escarpé de cailloux et de rochers est située non loin du Cap Carbon et du Pic des Singes. Son cadre unique rend ce lieu magnifique.

La Casbah de Bejaïa : Édifiée par les Almohades sous la gouvernance d’Abdel Mumin Ibn Ali vers l’an 1154, la Casbah de Béjaia était un point de rencontre des personnalités scientifiques et littéraire au Moyen Age et à contribuée à la transmission du savoir et de la connaissance. La Casbah est de forme rectangulaire et comprend un fort, une mosquée, un bâtiment de forme carré et deux autres bâtiments datant du 19ème siècle. Le site offre aussi une superbe vue sur le port de Bejaia.

Le Parc National de Gouraya : Classé réserve de biosphère par l’Unesco, le Parc de Gouraya situé au bord de la Méditerranée et adossé à la ville de Béjaia est un site exceptionnel de plus de 2000 hectares. Ses plages de sable, ses falaises,  ses eaux cristallines, sa faune et sa flore participent à sa richesse naturelle. De nombreuses espèces sont représentées et participent à sa biodiversité dont 533 espèces pour la flore et 1156 pour la faune. On y trouve le macaque berbère, le chacal doré, le sanglier, le lapin, le lynx caracal, le chat sauvage mais aussi le pin d’Alep, l’olivier, l’eucalyptus, une faune marine et de nombreuses espèces d’oiseaux. Sans compter les sites du parc comme le Cap Carbon, les Aiguades, etc.

La Grotte Féerique d’Aokas : Située sur la corniche du Cap Aokas , cette grotte est un musée, un trésor naturel. À l’intérieur un long couloir naturel permet l’accès à une grande salle habillée de stalactites et de formes mystérieuses.

Les Cascades de Kefrida : Elles sont situées près du village d’Ait Idriss dans la commune de Taskriout et sont au nombre de 3. Les cascades de Kefrida étaient connues des Romains sous le nom d’Aquae Frigidae qui signifie fontaine fraîche. Leurs hauteurs peuvent atteindre les 55 mètres et elles attirent de nombreux visiteurs au cours des mois d’été.

La Brise de Mer : est située près du chemin Ouaret Rabah au nord de la ville de Bejaia en bord de mer. C’est une promenade qui comprend glaciers, café, restaurants de poissons et fruits de mer. C’est un endroit de détente idéal pour la petite promenade du soir.

Le Lac Noir : situé dans le massif montagneux de l’Akfadou à l’ouest de Bejaia, est un lac naturel d’environ 3 hectares et d’un mètre de profondeur. C’est au milieu de la forêt de l’Akfadou dans la commune d’Akedar qu’il se trouve précisément. On lui donne ce nom du fait de la couleur de ses eaux qui sont dû à un effet d’optique. La végétation très dense autour de lui et les arbres qui l’encerclent se reflètent dans l’eau et assombrissent le lac. Ainsi lorsqu’on regarde le lac, on à l’impression que la Lac est noir.

La Place du 1er Novembre 1954 : C’est une place mythique de Bejaia où il faut se rendre au moins une fois. C’est un lieu de rassemblement, de détente et de joie où les gens discutent et admirent la magnifique vue sur le port et la mer. On y trouve restaurants, cafés et glaciers. Autour de la place, les petites ruelles en pavés et l’architecture ne vous laisseront pas indifférent.

Ziama Mansouriah : À mi-chemin entre Bejaia et Jijel, se trouve Ziama Mansouriah. Ce village au charme incroyable abrite un port de pêche et quelques plages époustouflantes. Le décor naturel qui l’entoure en fait un lieu unique. Sur place se trouve des restaurants pieds dans l’eau ou même quelques hôtels si vous souhaitez rester une nuit ou deux.

Les plages des deux régions (Bejaia et Jijel) : On ne peut pas séparer les plages des deux régions qui se confondent et se lient par une nature extraordinaire. Aux alentours de Béjaia, la plage Boulimat située environ à 10 kilomètres à l’ouest de la ville, c’est une plage familiale très grande où il est possible de faire du pédalo et de manger dans l’un des restaurants en bord de mer. Le coucher de soleil derrière les montagnes est impressionnant. À 2 kilomètres à l’est de Bejaia, c’est une étendue de plusieurs plages de sables fin qui vous attendent et qui sont collées les unes aux autres. la plage des Hammadites est très appréciée des familles car elle est propre et du matériel de plage est disponible en location. À mi-chemin en direction de Jijel c’est la plage d’Aokas et son sable fin qui vous émerveillera. Environ 15 kilomètres plus loin en direction de Jjiel se trouve les plages d’Afaghir, de Tabahrate et la plage rouge qui sont en contre-bas de la corniche et qui offrent des décors surprenant. Plus près de Jijel, la plage d’El Aouana offrant une vue sur un ilot échoué à quelques centaines de mètres que certains tentent d’accoster. Viennent ensuite les plages de Charlite, Bord Blida et du Grand Phare qui s’offrent à vous plus vous avancé sur la corniche jijelienne. Près du port de pêche de Jijel, la plage Kotama est adaptée aux touts petits car elle n’est pas profonde. Puis c’est 8 kilomètres à l’est de Jijel que l’on trouve les magnifiques plages Bazoul et Azzaroud.

Bejaia-Tizi Ouzou :

De la capitale de la Petite Kabylie, Bejaia, la caravane du Tour d’Algérie va rallier la dixième et dernière étape de cette 23e édition du TAC, sur une distance de 122 km avec des parcours qui mettront à rude épreuve, la capitale de la Grande Kabylie,  Tizi-Ouzou qui signifie en kabyle le ‘’col des genêts’’ (Uzzu u azezzu) est, en effet, le genêt épineux, autrefois très abondant dans la région. La première partie du nom, Tizi, ‘’le col’’ provient de l’existence d’un passage de près de 3 km de large par lequel on peut contourner les gorges du Sébaou.

De lieu de passage vers le haut pays montagneux (ou haute Kabylie) et d’installation de postes d’observation et de contrôle militaires depuis l’antiquité romaine, son processus d’urbanisation est relativement récent et remonte à la période coloniale (2ème moitié du XIXe siècle). Mais, sa transformation a été, depuis, fort rapide en raison notamment de l’importance démographique de son environnement immédiat (présence de centaines de villages densément peuplés aux alentours) et de sa position médiane entre la haute et basse vallée du Sébaou. La wilaya de Tizi-Ouzou est constituée d’un relief tourmenté formé à 94% de montagnes et de piémonts, le Djurdjura est la principale chaîne de montagnes où prend sa source l’oued Sébaou.

Il suffit en revanche de dépasser l’agglomération de quelques kilomètres seulement, vers l’est ou le sud, pour découvrir les premières pentes verdoyantes du Djurdjura et pénétrer dans la Kabylie profonde. Adossés sur les flancs d’une colline ou bien nichés sur les crêtes d’une petite montagne, les villages kabyles constituent l’un des aspects les plus pittoresques de la région :

Yakouren : à 75 km à l’Est de Tizi Ouzou, en lisière d’une vaste zone forestière, Yakouren est le point de départ d’agréables randonnées. Depuis la route qui longe la forêt, des sentiers permettent de grimper jusqu’au sommet du djebel Tamgout, à près de 1 300 m d’altitude. On peut aussi se promener à travers la belle forêt de Tizi Oufella ou celle de Beni Ghobri, où des stèles libyennes et des pierres romaines reposent à l’ombre des chênes-lièges.

Route de Ouadhia : à une trentaine de kilomètres du chef lieu de la wilaya la route en lacets se dirige vers les premiers sommets du Djurdjura et traverse de nombreux petits villages traditionnels tels que  Tadder-Oufellah, Tighilt ou Taguemount-el-Djedid, célèbre pour ses poteries, tapis et habits kabyles.

Larbaa-Naït-Irathen : une bourgade à 30 km à l’est de Tizi Ouzou, perchée à plus de 900 m d’altitude, cette localité est occupée par la tribu des Aït Irathen, qui lutta avec férocité contre l’occupant français. En 1857, on coiffa le sommet du pic d’une forteresse, le Fort national, censée améliorer le contrôle de cette zone peuplée d’irréductibles guerriers kabyles. Aujourd’hui, la citadelle offre aux touristes une vue grandiose sur la région.

Aïn-el-Hammam : une quarantaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou. Sur la route en corniche depuis Larbaa-Naït-Irathen, Aïn-el-Hammam est une station estivale et hivernale très reposante. La vue dégagée permet d’apercevoir le plus haut sommet de l’Atlas tellien, Lalla Khedidja, culminant à 2 308 m. Les villages des alentours sont spécialisés dans l’artisanat, et produisent, entre autres, les tapis kabyles.

Beni Yenni, à 45 km à l’est de Tizi Ouzou. Avec ses petits hameaux nichés à flanc de montagne, voici l’un des endroits les plus authentiques de la Grande Kabylie. Les villageois des Beni Yenni se sont depuis plusieurs générations spécialisés dans l’artisanat traditionnel. Reconnus pour leur habileté, les joailliers fabriquent les fameux bijoux kabyles, à base d’argent ciselé et d’émaux et coraux cloisonnés : bagues, bracelets, boucles d’oreilles, colliers, etc.

Chaque été, vers la fin juillet, les artisans des Beni Yenni se réunissent à l’occasion d’un petit festival et exposent leurs plus belles créations en bijoux ou armures

Stations du Djurdjura : Bien recouvertes de neige en hiver, pentes du Djurdjura se prêtent idéalement au ski.

Parc national du Djurdjura : Créé en 1983 dans le but de préserver l’écosystème régional, le parc national du Djurdjura s’étend sur près de 19 000 ha et englobe une demi-douzaine de parcs forestiers et quelques lacs de montagnes. La faune comprend des singes magots, des mangoustes, des renards, des chacals, des porcs-épics et des aigles royaux.

La côte : Entre Dellys et Béjaïa. Depuis la petite ville côtière de Dellys, une route en bord de mer dessert plusieurs stations balnéaires, idéalement installées entre les montagnes boisées et les longues plages de sable fin. Tigzirt, protégée des vagues par quelques îlots rocheux, est l’une des plus fréquentées par les estivants. Parsemé de vestiges antiques, ce site que  les phéniciens ont choisi pour y créer un port, Rusucurru, réserve aussi des découvertes historiques très intéressantes.

À Azeffoun comme Tigzirt, les plages au sable doré accueillent depuis le début de la saison estivale des visiteurs venus de tout le territoire national et même de l’étranger. Des sites archéologiques et antiques sont dispersés sur toute l’étendue de la région. En plus de l’antique Iomnium, la cité romaine fondée par le gouverneur romain d’origine berbère, Septime Sévère, la région présente encore d’autres vestiges qui se trouvent à Iflissen, commune littorale limitrophe de Tigzirt et plus proche d’Azeffoun. À  Azeffoun, les dalles d’Ait Rhouna constituent également une destination à visiter absolument.

Les équipes participantes :

Sélection nationale algérienne, sélection nationale de Tunisie, sélection nationale d’Oman, Sélection nationale d’Irak, sélection nationale d’Erythrée, Sofer-Savini Due-OMZ (Roumanie), Allcycle (France), Team Terengganu Polygon (Malaisie), Embrace The World Cycling (Allemagne), Q36.5 Continental Cycling Team (Italie), Beykoz Belediyesi Spor Kulubu (Turquie),  Universe Cycling (Pays-Bas),  Team Madar  (Algérie), Majd El Guerara (Algérie), NRDI Dely-Ibrahim (Algérie) et Amel  El Malah (Algérie).

Sur le plan organisationnel, tout se passe pour le mieux et la préparation et le prologue à Bordj Bou Arréridj  s’est déroulée dans les meilleures conditions possibles et ce grâce à contribution et l’énorme coup de main des autorités civiles et les différents services de la sécurité nationale.

Inscrit au calendrier de l’Africa Tour de l’UCI, le Tour d’Algérie est régi par les règlements de la FAC et ceux de l’Union Cycliste Internationale. Il est placé sous le contrôle d`un commissaire de course et d’un inspecteur antidopage.

Parcours du Tour d’Algérie 2023 :

1ere étape : (7 mars) : prologue à Bordj Bou Arréridj sur une distance de  4.5 km

2e étape : (8 mars) : Bordj Bou Arréridj – M’sila (transbordement vers Boussaâda) sur une distance de  121 km

3e étape : (9 mars) : Boussaâda – Biskra sur une distance de  176 km

4e étape (10 mars) : Biskra – Batna sur une distance de  119 km

5e étape (11 mars) : Batna – Sétif sur une distance de  143,9 km

6e étape (12 mars) : Sétif – Constantine sur une distance de  129,4 km

7e étape (13 mars) : Constantine – Skikda  sur une distance de  83,6 km

8e étape (14 mars) : Skikda – Jijel sur une distance de  150 km

9e étape (15 mars) : Jijel – Bejaïa  sur une distance de  88,5 km

10 étape (16 mars) : Bejaïa – Tizi Ouzou sur une distance de  122 km

La précédente édition du Tour d’Algérie cycliste, disputée du 20 au 27 mai 2022 dans l’Ouest du pays, avait été remportée par l’Algérien Hamza Mansouri, sociétaire de l’équipe nationale militaire.

 

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