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ALGÉRIE/ POLITIQUE : Gouvernement Bedoui Déception et colère de la rue.

Par AD BOUARISSA-- 01-Avr-2019 85

ALGÉRIE/ POLITIQUE : Gouvernement Bedoui Déception et colère de la rue.

 

Après plusieurs semaines d’attente, de manifestation et d’espoir après  les interventions télévisées chef d’état-major, le général de corps d’armée, vice-ministre de la Défense nationale, le pouvoir en place s’entête et ne veut entendre personne : ni la rue, ni l’armée.

Pour cette dernière, l’ANP, la reconduite d’Ahmed Gaïd-Salah à ses postes, pour de nombreux internautes, est signe de compromis entre la présidence et l’armée et tout ce qui s’est passé n’est qu’une mise en scène pour faire passer la feuille de route du clan Bouteflika. « Celui-là même qui, la veille, sommait le président de démissionner, portait de graves accusations à des parties qu’il n’a pas nommées mais que certains ont identifiées comme faisant partie du cercle présidentiel, menaçait de tout révéler au moment opportun et de prendre des dispositions légales, le tout sur un ton ferme et cru qui a fait croire que la rupture entre l’état-major et la présidence était irréversible. Son maintien peut paraître incompréhensible après le clash de samedi 30 mars. Mais, ce maintien serait le résultat d’un compromis entre le commandement de l’armée et la présidence »

La feuille de route du clan Bouteflika est toujours la même depuis le début de la crise : l’application de l’article 102 avec la démission du président Bouteflika qui pourrait être annoncée incessamment. Le chef de l’État a donc nommé une nouvelle équipe gouvernementale, la première étape obligatoire vers son départ. Le président par intérim n’aura, en effet, pas le droit de nommer ou de modifier le gouvernement.

Le deuxième point est de remettre le pouvoir au président du Sénat Abdelkader Bensalah, tandis que le gouvernement qui vient d’être nommé gérera les affaires courantes jusqu’à la fin de la période de transition qui ne s’étalera que sur trois mois et non sur 135 jours puisque l’empêchement du chef de l’État ne sera pas déclaré.

Avec ce coup de force, le pouvoir compte jouer sa dernière carte ‘’quitte ou double’’, mais la rue n’a pas encore dit son dernier mot. Juste après l’annonce de la composition du gouvernement, les réseaux sociaux se sont enflammés pour dénoncer cette manœuvre qui veut garder les mêmes têtes du régime et imposer leur solution à la crise.

Plusieurs manifestations nocturnes ont été enregistrées dans les villes d’Algérie. De nouveaux  slogans ont été scandés contre Bouteflika et tout son clan. ‘’Gouvernement Feraoun’’  pour expliquer le coup de force du pouvoir pour faire passer sa feuille de route, son entêtement à ne pas écouter la rue et dire aussi qu’il n’ y a eu aucun changement.

Dans l’opposition comme chez le citoyen, l’annonce du nouveau gouvernement semble avoir beaucoup déçu et énervé. Des ministres sont déjà moqués. Mais la vraie réponse viendra comme à chaque fois de la rue : ce sera vendredi prochain. Des appels à ce rendez-vous sont lancés pour que les citoyens soient nombreux et disent clairement à ce pouvoir ‘’DEGAGE’’ !

En attendant ce jour J, il semblerait que la semaine sera pleine de surprises et d’événements.

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