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ALGÉRIE/ POLITIQUE : Adversaires des « solutions politiques réalistes » : Gaid Salah les qualifie de « traitres » et leur adresse une ultime « mise en garde »

Par A.B.-- 10-Juil-2019 15

ALGÉRIE/ POLITIQUE : Adversaires des « solutions politiques réalistes » : Gaid Salah les qualifie de « traitres » et leur adresse une ultime « mise en garde »

La sortie médiatique de Gaid Salah était, à nouveau attendue, en cela qu’elle intervient dans le sillage de nouvelles évolutions intervenues sur la scène politique notamment, la conférence nationale organisée samedi à l’initiative des « Forces du changements » et surtout le vingtième vendredi de mobilisation populaire au cours duquel des slogans sont clamés pour dire « Etat civil et non État  militaire » ou réclamer la libérations des détenus d’opinion.

Tout en saluant les « initiatives réalistes et raisonnables »  qui tendent à sortir de la crise politique, le chef d’état-major, dans une rhétorique offensive, voire menaçante met en garde ceux qui ne partagent pas la même approche de la crise et donc de sa sortie, les qualifiant de « traitres », tout en brandissant contre eux le glaive de la Justice.

Parlant de l’Etat il indique que « le Commandement de l’Armée Nationale Populaire œuvre résolument à atteindre dans des conditions de sécurité et de stabilité, » et dénonce  « des embûches    que sèment sur son chemin certains de ceux qui répugnent le bon déroulement de ce processus constitutionnel judicieux, à l’instar des slogans mensongers, aux intentions et objectifs démasqués comme réclamer un Etat civil et non militaire. »

Vent debout contre ces slogans, sans toutefois lever l’équivoque par rapport à l’instauration d’un état civil, tel que réclamé par les manifestants, Ahmed Gaid Salah parle à ce propos   « des idées empoisonnées qui leur ont été dictées par des cercles hostiles à l’Algérie et à ses institutions constitutionnelles. Des cercles qui vouent une haine inavouée envers l’Armée Nationale Populaire ».

« Tenir cet engagement sincère commence à effrayer les supplétifs et les inféodés de la bande, au point où ils ont commencé à mener des campagnes aux objectifs bien connus, pour remettre en cause toute action qu’entreprend l’institution militaire et son Commandement novembriste, ainsi que tout effort que consent chaque fils dévoué à cette patrie. Pour ce faire, ils ont adopté la voie des appels directs au rejet de toute action qui peut concourir à résoudre la crise, croyant qu’ils pourront échapper à l’emprise de la justice », fait valoir Ahmed Gaid Salah.

Qui, ne se limitant pas à faire le constat de l’opposition aux initiatives politiques pour sortir de la crise, adresse une mise en garde sans détours aux adversaires de ces initiatives politiques

« Nous leur adressons une sérieuse mise en garde, que l’Algérie est plus chère et plus précieuse pour qu’elle soit, elle et son peuple, victimes de ces traitres qui ont vendu leur âme et conscience et sont devenus des outils manipulables voire dangereux entre les mains de ces cercles hostiles à notre pays. », martèle-t-il.

Et le général, se référant aux missions de l’institution militaire  de justifier   que  « Cette mise en garde nous est dictée par la quintessence même des prérogatives qui nous sont dévolues et ce que requiert la nature des nobles missions sensibles, que l’Armée Nationale Populaire a l’honneur d’en porter le fardeau. Ces missions vitales considèrent la sauvegarde de la souveraineté nationale et la préservation de l’intégrité territoriale et l’unité populaire de l’Algérie, ainsi que la pérennité de sa sécurité et sa stabilité, comme étant sa pierre angulaire »

« Il est grandement temps d’avoir une vision rigoureuse fondée sur la protection l’intérêt suprême de l’Algérie, quant à la prise de toutes les dispositions réglementaires envers les agissements de ces traitres contre l’avenir du peuple et le destin de la patrie. », insiste le patron de l’armée qui indique que la Justice agira.

« Il est certain que c’est l’appareil de la justice qui statuera sur ce qui adviendra de ces traitres et prendra toutes les dispositions équitables, mais dissuasives et rigoureuses au demeurant. Aussi, quiconque a l’audace d’attenter à l’Algérie, à l’avenir de son peuple et la pérennité de son Etat, ne pourra échapper à la sanction et la justice s’occupera de lui tôt ou tard.  C’est là le dernier avertissement à l’égard de tous ceux qui marchandent avec l’avenir de la patrie et de son intérêt suprême. »

Réagissant par ailleurs, aux mots d’ordre réclamant la libération des personnes arrêtées « pour attenite à l’emblème national », Gaid Salah leur conteste le statut de prisonniers politiques.

« Ceux-là qui considèrent le fait de porter atteinte à l’emblème national et manquer de respect au drapeau national, symbole des chouhada et source de fierté de toute la nation algérienne ; je dis que ceux-là mêmes qualifient ceux qui ont failli envers le peuple et la patrie de prisonniers politiques et de prisonniers de l’opinion. Est-ce raisonnable ?  Se croient-ils aussi intelligents au point de pouvoir duper le peuple algérien avec ces inepties et ces manigances ? Croient-ils que le peuple algérien permettra à quiconque d’insulter son emblème national ? », interroge encore le chef d’état-major dont le propos augure  de représailles.

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