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ALGÉRIE/POLITIQUE: Le mystérieux Tweet prêté au général Khaled Nezzar fait vibrer la Toile

Par Y.B.-- 16-Juil-2019 0

ALGÉRIE/POLITIQUE: Le mystérieux Tweet prêté au général Khaled Nezzar fait vibrer la Toile

 

 

Le mystérieux Tweet prêté au général à la retraite Khaled Nezzar dans lequel il attaque frontalement le chef d’état-major de l’armée Ahmed Gaid Salah, déchire la Toile et provoque une grosse polémique.

Dans ce court message, non encore authentifié, du fait que Khaled Nezzar ne disposait pas jusque là d’un compte dans cette plateforme de «micro-bloging», mais qui n’a pas été démenti non plus, le concerné tombe à bras raccourcis sur Gaid Salah le rendant responsable de l’impasse politique actuelle.

«Le Hirak pacifique a poussé Bouteflika à la démission. Pouvoir usurpé manu militari et la constitution violé par des injonctions», assène Khaled Nezzar dans un Tweet balancé  lundi 15 juillet à 19h05.

La suite du Tweet est encore plus offensive à l’encontre du patron de l’armée accusé expressément d’avoir «pris en otage l’Algérie ».

« L’Algérie est prise en otage par un individu brutal qui a imposé le 4ème et inspiré le 5 mandats » lit-on en effet.

Et le plus «grand bavard de la Grande Muette» comme on surnomme le général Nezzar, de tirer sa terrible conclusion : « Il faut y mettre fin ! Pays en danger ».

C’est sans doute le message le plus mystérieux mais surtout le plus inquiétant balancé sur la place publique depuis le début du Hirak Populaire.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, on ne sait toujours pas si le général Nezzar, qu’on dit au soin dans un hôpital à Madrid, est réellement l’auteur de ce Tweet incroyablement décapant.

Plusieurs journaux électroniques croient savoir que le message est bel et bien du général à la retraite connu pour ses interventions récurrentes dans la presse.

Aussi, le journal électronique Algérie patriotique qui appartient à Lotfi Nezzar, le fils de l’ex ministre de la Défense, n’a curieusement pas réagi à ce tweet.

Le général avait pour habitude en effet d’exprimer et transmettre ses messages à qui de droit via ce canal.

En revanche, de nombreux observateurs ont remarqué le raidissement de la ligne éditorial de ce journal, qui s’est placé résolument du côté du Hirak populaire contre le nouveau pouvoir.

Le fait est que vendredi dernier, le site du fils de Khaled Nezzar a mis en évidence l’un de slogans phares des marcheurs à savoir le «départ de Gaid Salah».

Dans un autre article, le journal, citant des «informations concordantes, qui semblent crédibles», prête au pouvoir actuel -entendre Gaid Salah sans doute- l’intention d’imposer «un ancien ministre de Bouteflika» comme  « futur président de la République » à savoir Abdelmadjid Tebboune.

Le journal du fils de Nezzar estime que «La démocratie est en danger», s’appuyant sur de «nombreux observateurs avertis qui mettent en garde contre une contre révolution en marche pour tuer dans l’œuf un mouvement populaire qui ne fléchit pas et dont les rangs se renforcent de vendredi en vendredi».

Changer de fusil d’épaule ?

C’est dire tout compte fait, que ces commentaires sans concessions semblent recouper la teneur «hard» du Tweet prêté à Khaled Nezzar.

Faut-il rappeler ici que le témoignage de l’ancien ministre de la Défense nationale, a été décisif dans l’arrestation de Saïd Bouteflika et des deux anciens patrons des services de renseignement, Bachir Tartag et Mohamed Mediène, dit Toufik, poursuivis pour «complot contre l’autorité de l’Etat» et complot contre l’autorité de l’armée» par le juge d’instruction du tribunal militaire de Blida .

En effet, Nezzar avait révélé le 29 avril dernier avoir été approché une première fois par le frère-conseiller du Président, Said Bouteflika, le 7 mars dernier, soit au début de l’insurrection citoyenne, qui lui a demandé son avis sur le règlement de la crise politique, et une seconde fois, le 30 mars, où Saïd Bouteflika a suggéré le «limogeage du chef d’état-major, Ahmed Gaid Salah», selon les termes rapportés par Khaled Nezzar.

Autrement dit, Khaled Nezzar avait fait la courte échelle à Gaid Salah qui s’était «débarrassé» de ceux qui l’a qualifié de «Issaba» (bande) en les jetant en prison.

Désormais Nezzar change son fusil d’épaule et s’attaque frontalement au chef d’état-major qu’il accuse de «prendre en otage l’Algérie».

En attendant l’authentification ou pas de ce mystérieux Tweet qui a fait le tour des rédactions et des réseaux sociaux, les algériens, à mi chemin du succès de leur révolution, attendent de voir émerger une solution politique en accord avec leurs revendications, une solution durable synonyme de stabilité du pays.

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